Meilleure pièce de théâtre en kabyle : Le Prix Mohia décerné à Sidnas et Kaoudji

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CULTURE (Tamurt) – Le Prix Mohia-2017 de la meilleure pièce de théâtre en langue kabyle a été décerné ce weekend à deux lauréats. Il s’agit de Sidnas Mohand Larbi et Toufik Kaoudji. Le premier a été félicité pour sa pièce théâtrale intitulée « Yir targit » alors que le second a été récompensé pour son texte dramaturgique « Attemâa ». Les prix ont été remis à l’occasion de la cérémonie de clôture des 9 èmes journées théâtrales amazighes dédiées au dramaturge Abdellah Mohia et tenues dans la ville de Tizi-Ouzou à l’occasion de l’anniversaire de la disparition de l’enfant d’Ath Eurbah.

Par ailleurs, à la même occasion, le jury du Prix Mohia, que préside le célèbre Omar Fetmouche, a attribué des Prix d’encouragement notamment à Noura Bendris (adyili rebbi d tarwiht), Laaziz Samah (Tassadit) et Laifa Ait Boudaoud (Anerez wala aneqqim). Etaient présents à la cérémonie de remise du prix Mohia, qui coincide cette fois-ci, avec le 13 ème anniversaire de la mort de l’auteur de « Sinistri » en kabyle, des membres de la famille du regretté ainsi que des comédiens, des auteurs et des metteurs en scène locaux. Au total, treize pièces de théâtre étaient en lice pour l’obtention du Prix Mohia. Lors de son intervention, Omar Fetmouche, le Président du jury de cette quatrième édition du Prix Mohia, a mis en exergue la qualité relativement bonne des textes dramaturgiques qui leur ont été soumis par les participants, en dépit de la faiblesse du nombre de participants.

En revanche, l’orateur a regretté que bon nombre de participants n’ont pas hésité à tremper leur plume dans l’œuvre de Mohia pour y puiser une partie de leur texte. Ce qui manque d’ailleurs, c’est la créativité et l’innovation dans l’écriture dramaturgique, a ajouté Omar Fetmouche.  Pour y parer, Omar Fetmouche a adressé un appel à l’endroit des auteurs : « Soyez plus créatifs et cessez de puiser dans des textes qui existent déjà, particulièrement ceux de Abdellah Mohia ». L’orateur a indiqué : « L’objectif de ce concours n’est absolument pas de revisiter l’œuvre de Mohia mais il s’agit de lui rendre hommage en faisant preuve de créativité ».  Et en guise d’hommage à Abdellah Mohia ou Mohand Ouyahia (son nom d’artiste), Omar Fetmouche a souligné que ce dernier a ouvert une brèche  extraordinaire en faisant du théâtre Amazigh un patrimoine universel et humain.

Tahar Khellaf