Mensonge de Malika Matoub et preuves

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article de journal

CONTRIBUTION  (Tamurt) – La récente sortie médiatique de Malika Boukhtouche sur un plateau d’une télévision algérienne, a soulevé une forte indignation parmi les admirateurs du barde de la chanson kabyle assassiné, Lounes Matoub.

Comme à l’accoutumée, la présidente de la fondation a traité la veuve du chanteur de « menteuse » et « pleine de mauvaise foi ». Dans une tentative de s’attribuer le beau rôle de la sœur attachée à la mémoire et au combat de son frère, elle a accusé sa belle-sœur d’avoir quitté le domicile conjugal de son plein grès et d’avoir refusé de se réconcilier avec sa belle-famille. Madame Boukhtouche compte sur le manque de mémoire des Kabyles pour revenir avec une version complètement erronée des événements qui ont suivis l’assassinat de L Matoub. Selon les archives du journal El Khabar du 30 juin 2011, la veuve de ce dernier a été empêché par de soi-disant villageois de Tawrirt Moussa de se rendre chez elle. Le lendemain le même journal rapportait que les individus qui ont barricadé la tombe de son mari sont des membres de la fondation présidée par Madame Boukhtouche. Et de préciser que c’est la belle-mère qui a opposé un refus catégorique à sa venue. Auparavant, le quotidien Le Soir d’Algérie a rapporté dans son édition du 08 au 09 octobre 1998, que la veuve du chanteur avait été écartée des préparatifs de la cérémonie d’inauguration de la stèle commémorative à la mémoire de son défunt mari.

Habituée à tenir des discours à géométrie variable selon le type du public en face. Malika Boukhtouche navigue entre l’indépendantisme de circonstance sur une télé kabyle mais elle n’hésite pas à brader la mémoire de Lounes aux islamistes de la télévision Echourouk. Ce tapage médiatique vise à cacher le deal passé avec le pouvoir algérien pour enterrer définitivement la mémoire de Lounes Matoub, en classant sa maison. Deal très fructueux puisqu’elle aurait touché pas moins d’un milliard huit cent millions pour des travaux qui coute pas le huitième de cette somme.

Néanmoins elle semble modérer son propos, sans doute à cause de la mise en demeure reçue en juillet 2016 où il est question de poursuites judiciaires à la moindre incartade diffamatoire.

Aksil At Waavan pour Tamurt