Méprisé en Algérie : Colloque sur Mouloud Feraoun au Japon

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Mouloud Feraoun

JAPON (Tamurt) – Méprisé dans son pays, l’Algérie, le grand écrivain kabyle francophone Mouloud Feraoun sera au cœur d’un colloque international littéraire, qui se tiendra au Japon les 25 et 26 mars 2017 (ce dimanche et lundi).

L’initiative revient à un groupe d’universitaires japonais dont  Etsuko Aoyagi, auteur de la traduction du roman « Le fils du pauvre » du français vers la langue japonaise. Le livre, pour rappel, vient à peine d’être édité pour la première fois au Japon.  En plus des chercheurs en littérature de nationalité japonaise, le colloque international sur Mouloud Feraoun verra la participation de deux fils  de l’écrivain kabyle, à savoir Ali Feraoun et Fazia Feraoun. Cette dernière, qui exerce à l’université d’Alger, aura l’honneur d’animer la première conférence du colloque avant de céder la tribune à Kiyoko Ishikawa de l’université des Arts de Shizuoka. La deuxième journée du colloque sera animée par de nombreux autres universitaires qui décortiqueront l’œuvre de Mouloud Feraoun dont Chung Ji Yong, Hirofumi Ibaragi, Satoshi Udo et  Etsuko Aoyagi, Lee Song Yi. D’autres universitaires-chercheurs algériens,  exerçant dans des universités européennes, seront aussi de la partie et y animeront des conférences sur le même sujet à l’instar Mohamed Mahiout (Cergy-Pontoise), Ali Chibani (Collège Pablo Neruda), Ali Feraoun (Fondation Mouloud Feraoun), etc.

Le colloque se tiendra au bâtiment 1 de l’université de Tokyo. Il est organisé par  la Société Japonaise de Littérature Maghrébine en collaboration avec la Section des Etudes Littéraires Contemporaines de l’université de Tokyo et l’Association Coréenne de Littérature Maghrébine. C’est vrai que nul n’est prophète dans son pays, surtout quand ce pays s’appelle l’Algérie où on n’encourage que les pseudo-intellectuels afin de les manipuler par la suite.

Tahar Khellaf