Mettre fin aux violences faites aux femmes

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Femme battue

ALGÉRIE (Tamurt) – Depuis 1999, la journée du 25 novembre a été décrétée, par l’ONU, journée internationale de la lutte contre les violences faites aux femmes. Chaque année, les organisations de défense de la gent féminine célèbrent cette journée.

Mais hélas pour elles, cela ne reste qu’au stade de la célébration sans qu’aucune amélioration ne soit apportée aux conditions de vie des femmes en général et algériennes en particulier. Si en Kabylie, elles sont respectées et considérées, souvent, comme l’égal de l’homme, ailleurs, elles sont confinées au rang de « sous-êtres ». L’homme décide de tout et la femme ne fait que respecter la volonté de celui-ci. N’a-t-on pas relevé, los de statistiques récentes, un important taux de femmes qui acceptent la supériorité de l’homme notamment la violence avec laquelle il la maltraite ?

Toutefois, il y a une minorité qui refuse ce diktat. C’est le cas de celles qui constituent l’association AFEPEC dont le siège est à Oran. Cette association organise sa dixième édition de la campagne contre les violences faites aux femmes. Son but est de parvenir à la levée des réserves à la convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination envers les femmes.   En 2007, l’AFEPEC a organisé sa 1ère campagne contre les violences faites aux femmes, avec l’objectif d’organiser et impliquer des jeunes filles et … garçons dans cette action, menée à Oran mais aussi dans la région (Sidi Bel Abbès, Mostaganem, Tiaret, Tissemsilt, Saida…). L’an dernier, la 9ème édition  de la campagne a été consacrée à la lutte pour la promulgation de la loi contre les violences faites aux femmes et a permis la mise en place d’un collectif constitué d’une dizaine d’associations d’Oran, qui a mené une formidable action de mobilisation pour la promulgation de la loi (lettres, pétitions, setting public…).La loi fut adoptée : c’est un pas positif mais pas suffisant pour mettre fin aux violences envers les femmes (tant du point de vue du contenu du texte que de celui de sa mise en œuvre et les moyens).

Outre la kyrielle d’ateliers de sensibilisation des jeunes, de projections de documentaires et courts métrages, l’AFEPEC compte organiser, le 10 décembre prochain, à l’occasion de la journée internationale des droits humains, des actions d’information et de sensibilisation à la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne et de son initiatrice Olympe de Gouges. Il est utile de rappeler que la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes doit son institutionnalisation aux sœurs Mirabal, de la république dominicaine, qui ont été assassinées et deviennent, ainsi, le symbole de la lutte contre les violences faites aux femmes.

Amaynut