Mieux connaitre la Kabylie – Aokas, cette belle station balnéaire abandonnée

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Cette belle vue existe belle et bien en Kabylie. Précisément au niveau de la station balnéaire d’Aokas, située à vingt cinq kilomètres, à l’Est de Bougie.

Aokas est le nom berbère du requin, dont une espèce aurait échoué, dans un temps lointain, dans cette belle contrée.

Muslobio, à l’époque romaine, Aokas, actuellement. Cap Aokas, au temps des français et Oued Marsa lorsqu’elle englobait cette kyrielle de grands aarouchs allant de Ziama et de Kherrata à Bougie en passant par Barbacha devenus entre temps autonomes, en une grande commune mixte.

La fleur de la Kabylie de l’Est, a changé d’appellations au fil des civilisations. Aujourd’hui, en cette période de gestion catastrophique du pouvoir actuel et de ses relais locaux, Aokas souffre le martyre.

Alors qu’elle était et est toujours prédisposée à s’imposer comme lieu touristique par excellence, recevant malgré tout des dizaines de milliers de touristes annuellement, cette commune enregistre un manque flagrant d’infrastructures hotelières.

Les rares hotels qui existent priorisent la débauche avec leurs discothèques, au su et au vu des autorités, meilleure source de gains faciles. Dommage pour cette belle ville de kabylie qui a l’avantage d’être gatée par la nature laquelle l’a dotée d’une grotte tellement féerique qu’on vient de partout pour la visiter.

D’ailleurs cette merveille naturelle s’ouvre sur un long couloir qui mène vers une sorte de grande salle dont la voûte rocheuse laisse pendre quelques stalactites qui s’harmonisent avec la multitude de stalagmites érigés du sol dont certaines ont des formes humaines, telles que la sainte vierge tenant Jésus, son enfant, dans ses bras ou encore cette lignée de femmes allant à la fontaine avec leurs cruches sur le dos.

C’est une véritable beauté naturelle rarissime. Créé en tant que Douar en 1869 puis commune mixte en 1938, Aokas est habitée par une vingtaine de milliers d’âmes et sept aarouchs dits Aith M’hand, les autochtones, la constituent.
Sa création remonte au 15e siècle de l’ère chrétienne lorsque deux chefs, riches et vénérés, l’un Targui et l’autre Kabyle de la région de Jijel, appelés tous les deux M’hand, vinrent s’établir, dans cette région vierge.

Amaynut