Le militant du MAK Ahmed Amroui arrêté au port d’Alger par la police politique

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ALGERIE (Tamurt) – A chaque fois que le militant du MAK, Ahmed Amroui, créateur aussi de la première école kabyle à At Yahia, rentre en Algérie, les services du DSS l’arrêtent. En provenance d’Allemagne, Ahmed Amroui a été arrêté, ce matin, par les services de sécurité algériens au port d’Alger.

« Dès que l’agent de la PAF a vu mon passeport, il m’a mis à l’écart et m’a expliqué que je serais arrêté et interrogé par des agents spéciaux »,nous déclara au téléphone Ahmed Amroui qui a pris le soin de contacter notre rédaction. Au deuxième appel, il dira qu’il est au commissariat du port d’Alger. « Je suis dans un bureau dont l’enseigne indique que c’est un bureau de police politique. Les interrogateurs me reprochent le fait de militer pour la Kabylie et je leur ai affirmé  que je ne suis pas politicien mais que je suis effectivement pour la souveraineté de la Kabylie ». Depuis aucun signe de vie de lui. Nous avons tenté par la suite à maintes reprises de le contacter pour avoir de ses nouvelles, mais sans succès. Ce que 4 heures plus tard, qu’il nous contacte pour nous dire qu’il est enfin libéré.

Ingénieur en Allemagne où il est établi depuis des années, Ahmed Amroui et sa femme Monika Amroui consacrent,depuis leur retraite, tout leur temps à la cause kabyle. Mais les services de sécurité ont interdit définitivement à son épouse allemande de renter en Algérie. Pourtant elle était parmi les premiers ingénieurs allemandes à lancer des usines à Alger durant les années 1970. Ahmed Amroui, habitant le village Allalaen, au sud de Tizi-Ouzou de côté d’At Yahia, a fondé la première école kabyle, où une trentaine d’enfants du village apprennent le kabyle depuis trois ans. Son activisme et son combat pour la libération de la Kabylie a contraint les autorités coloniales à lui mener une vie dure à chaque fois qu’il décide de rentrer en Kabylie.

Lounès B