Miss Kabylie 2016 : déni de kabylité ou affirmation ?

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Miss Kabylie 2016 déni de kabylité ou affirmation

(Conttibution de Mazigh à Tamurt) – L’élection de Tinhinane Tartag comme miss Kabylie 2016 est en soi un événement insignifiant, du fait que l’organisateur n’est autre qu’un petit apparatchik, se servant, de tout temps, de ces jeunes filles, pour assouvir sa soif de médiatisation et surtout l’envie de se rapprocher des centres de décision.

Loin s’en faut, l’événement a au moins le mérite d’apporter deux réponses. L’intrusion médiatique de la Miss Kabylie dans le débat public, d’abord, avec un nom lourd à porter. Tartag n’est autre que le chef des services secrets algériens. Ensuite, par le fait qu’elle n’a de kabyle que l’origine. Une Miss France ne peut pas être suisse. Idem  pour le meilleur footballeur africain qui ne peut être asiatique.

Si sur le plan de la kabylité, Tinhinane nous renvoie à notre conception de l’origine kabyle. Ceci étant dit, on agit en peuple, sinon, on se contentera des filles kabyles résidentes en Kabylie. Ce regard et cette conception nous réconforte du fait qu’elle met la Kabylité au dessus de tout soupçon. Elle est notre essence. Au grand dam des organisateurs du concours, dont la femme du principal responsable est « élue » à l’APC de Tizi-Ouzou, Mme. Feriel en l’occurrence. Mais cette élection n’est pas totalement exempt de soupçons. Elle met en avant une jeune, certes kabyle d’origine, mais qui ne maîtrise pas la langue. Elle met sur scène une jeune fille aux connaissances très limitées et au comportement snob. Mais elle rappelle, tout au moins, l’énigmatique élection de Yacine Iamrane comme meilleur récitateur du Coran pour l’année 2010. Ce jeune d’un quartier populaire d’Alger, Hussein Dey, est présenté comme candidat de la Kabylie. Les coulisses actives dans ce genre de circonstance et il a été gratifié meilleur récitateur du coran algérien.

Entre Yacine Iamran et Tinhinane Tartag, tous deux jeunes algérois, deux raisons pour vivre : déni de kabylité d’une part et réaffirmation d’appartenance de l’autre. Ce qui n’est pas tout à fait innocent, même si les organisateurs ne sont pas à la hauteur  de ces enjeux, mais nous rappellent que les Kabyles sont un peuple qui agit par reconnaissance et par solidarité.

Mazigh