Mohand-Akli Haddadou enterré à Alger

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soutenance de thèse en linguistique berbère en 2003
soutenance de thèse en linguistique berbère en 2003

ALGER (Tamurt) – L’écrivain, chercheur et universitaire kabyle Mohand Akli Haddadou a été enterré hier à Alger en présence d’une foule nombreuse dont des enseignants aux universités de Bgayet, Tizi Ouzou et Bouira, des militants de la cause berbère ainsi que des citoyens anonymes. Haddadou a été enterré comme il avait toujours vécu : dans l’anonymat et la discrétion totales.

L’enfant des At Ouaghlis est ainsi parti de manière précoce à l’âge de la maturité pour un écrivain et chercheur. Parmi les personnes ayant pris part à l’enterrement de cet auteur, l’un des plus prolifiques dans le domaine amazigh et kabyle, on peut citer Assad El Hachimi, secrétaire général du Haut-commissariat à l’Amazighité-HCA, Moussa Imarazène, doyen à l’université de Tizi Ouzou et professeur de tamazight au département de langue et culture amazighe où il a connu et longuement fréquenté le regretté Mohand Akli Haddadou.

Aucun ministre n’a daigné faire le déplacement pour assister à l’enterrement de Mohand Akli Haddadou : ni celui de l’enseignement supérieur (Haddadou ayant été pendant des décennies un brillant et exceptionnel enseignant universitaire et responsable de plusieurs départements), ni celui de la culture (Haddadou étant l’auteur de plus de vingt livres). Mais Haddadou n’a jamais été un intellectuel de salons ni un écrivain de service.

D’ailleurs, alors qu’il était incontestablement le professeur qui aurait mérité le plus le poste de président de l’académie de langue amazighe, le nom de Haddadou n’a jamais été cité parmi les chercheurs favoris pour occuper cette responsabilité.

Tarik Haddouche