MAK, le régime raciste d’Alger terrorise la Kabylie

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KABYLIE (Tamurt) – Cette situation met l’Algérie en stand by politique et économique. Mais, parce qu’intimement liés, les deux seuls secteurs qui demeurent actifs sont la corruption et la répression avec son indissociable crédo : l’anti-kabylisme.

L’affrontement entre les citoyens et les « agents de l’ordre public », dans la région des At Wagennun, a été déclenché par le refus d’un citoyen de céder au chantage et au racket des forces de police qui tentaient de lui soutirer de l’argent pour le laisser passer avec un chargement de sable extrait du Sébaou ; une activité bien sur illégale mais tolérée pour les petits contrevenants à condition de graisser la patte aux « forces de l’ordre ».

Bien entendu, personne n’ignore que « les forces de l’ordre » font juste mine de faire respecter la loi sur le « petit peuple », en particulier sur ceux qui refusent de céder à la loi du Bakchich. Cette pseudo-lutte contre le trafic de sable ne touche que les petits trafiquants de sable pendant que les plus gros vident le Sébaou de son sable sous la haute protection des autorités algériennes.

Aux At wasif, après l’attentat terroriste qui a visé les forces de sécurités, les éléments des services de « sécurité » se sont vengés sur les citoyens en leur faisant subir des interrogatoires inquisiteurs et totalement injustifiés et des intimidations dignes des pratiques de ceux qu’ils sont sensés combattre, alors que leur mission est d’assurer la sécurité de la population. Nous rappelons, à toute fin utile, que ce ne sont pas les citoyens Kabyles qui sont à l’origine de la diabolique « concorde civile » et encore moins de la prolifération des terroristes dans une Kabylie pourtant devenue une véritable caserne à ciel ouvert. Cette situation découle directement de la politique criminelle de l’Etat algérien qui garantit l’indemnisation et l’impunité des assassins, tandis que les victimes sont sommées de « raser les murs » et de ne pas provoquer les « repentis » sous peine de poursuites judiciaires ! une innovation exclusivement algérienne.

En Kabylie, le comportement des agents de l’ordre (ANP, Police et Gendarmerie confondus) est un comportement typique de forces d’occupation ; il nous renseigne sur les dessins diaboliques que nous réserve le régime raciste d’Alger en étroite collaboration avec son bras armé, aujourd’hui AQMI, hier GIA et GSPC. Dés lors, il devient urgent que le peuple kabyle recouvre sa souveraineté pour garantir au minimum sa propre sécurité.

L’Algérie officielle nous enfonce dans le chaos : les espaces de liberté sont de plus en plus verrouillés, la presse est muselée ou instrumentalisée, les médias lourds pratiquent à outrance le terrorisme audio-visuel. En Kabylie, les militants du MAK et les militants des droits de l’homme (dans la capitale algérienne et ailleurs) subissent un harcèlement judiciaire dépassant de loin les pratiques du régime stalinien en la matière. Un jeune citoyen à Alger est arrêté et jugé pour avoir appelé au boycott des élections, tandis qu’un imam, un terroriste « repenti », appelant à l’assassinat de Ferhat Mehenni n’à jamais été inquiété par les pseudo-autorités algériennes.

Fidèle à son combat pour l’émancipation du peuple kabyle et le respect des droits de l’homme, le MAK exige:

– L’organisation d’un référendum d’autodétermination en Kabylie;

– Que justice soit rendue aux martyrs de la Kabylie: de 1963 à ceux du printemps noir;

– La Démilitarisation de la Kabylie, les forces stationnées en Kabylie ne servant qu’à réprimer le peuple kabyle et non à combattre le terrorisme islamiste

– L’arrêt immédiat des poursuites judicaires contre les militants des droits de l’homme.

Enfin, Le MAK s’incline à la mémoire de Mohamed Boudiaf, assassiné le 29 juin 1992 par la nébuleuse politico-financière, alliée objective de l’arabo-islamisme et de son bras armé, le terrorisme islamiste.

Kabylie, le 29 juin 2012

Bouaziz Ait Chebib, Président