Multiplications des violations des libertés fondamentales – Le MAK appelle à la mobilisation populaire

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« Un jeune homme a été grièvement blessé par un inconnu avec une arme à feu le 18 février dernier dans la commune d’Ait Aissi. Inutile de le rappeler, les autorités publiques sont aux abonnés absents ! Il n’y a pas d’Etat en Kabylie. Il n’y a que des forces de répression et d’asservissement.
En effet, comme à l’accoutumée, les services de sécurité « n’ont réagi en aucune façon à la grave agression d’un citoyen et cela ne surprend plus personne. Les seules activités des corps constitués en Kabylie consistent à réprimer les contestations populaires et nullement à combattre la délinquance et encore moins le terrorisme. En période électorale, ces mêmes corps constitués se substituent aux populations et votent en lieu et place des citoyens », peut-on lire dans l’introduction de la déclaration du MAK.

Les militants du MAK ne sont pas restés tendres envers les autorités d’Alger e. Ils ont dénoncé avec véhémence le laxisme du pouvoir en Kabylie face au pourrissement qui persiste. Une politique qui ne date pas d’aujourd’hui effectivement.
Le président du MAK fera remarquer que « les citoyens kabyles sont livrés à eux-mêmes et la terreur semée par le régime raciste d’Alger pousse au pourrissement, à la paupérisation et à l’appauvrissement du peuple kabyle dans le seul but de le museler afin de l’asservir et de le détourner définitivement de ses aspirations légitimes qui consistent à se libérer d’un racisme d’Etat des plus pervers. Leur salut réside irrémédiablement dans une Kabylie libre ».
Le contrôle de la presse directement par les services de sécurité, les intimidations et le contrôle de la vie intime des journalistes Kabyles sont vigoureusement dénoncés par le MAK. « La liberté de la presse est une chimère dans un pays où, derrière chaque journal, il y a un général. A Tizi Ouzou, il est de notoriété publique que la radio locale est gérée directement par le DRS.En Kabylie, des journalistes osent dénoncer les menaces et les intimidations dont ils sont victimes. Leurs comptes Facebook et leurs mails sont piratés. Leurs biens font l’objet de vol et de saccage de la part de « barbouzes » au service d’un pouvoir qui, non satisfait de pratiquer massivement la propagande et la désinformation à travers la presse autorisée et la télévision d’Etat ; des instruments qu’il maîtrise totalement, il cherche aussi à museler toute voix discordante, aussi minime soit-elle », constate le MAK.

Les syndicalistes sont aussi persécutés. Le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie affirme qu’il restera toujours actif sur le terrain. Plusieurs actions sont au programme.

« Le rassemblement du 10 mars à Tizi Ouzou sera une réponse à la répression et à l’oppression érigées, depuis la pseudo indépendance de 1962, par le clan d’Oudjda en mode de gouvernance. A cet effet, le MAK invite l’ensemble des acteurs sociaux et politiques, soucieux de préserver toutes les libertés, individuelles et collectives, à se joindre à cette action de résistance et de dignité contre un régime raciste et criminel ».

Syfax N’Ath Wezguen.info