Murad Zimu, Djamel Laceb, Wassiny Laredj… Plusieurs nouveaux romans en tamazight édités

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Romans en tamazigh
Romans en tamazigh

KABYLIE (TAMURT) – La bibliographie amazighe vient de s’enrichir de plusieurs nouveautés à la veille de la tenue du Salon international du livre d’Alger dont le coup d’envoi sera donné le 29 octobre prochain. Une occasion pour les auteurs amazighophones, principalement kabylophones, de rencontrer leur lectorat et de dédicacer leur romans, essais et autres recueils de nouvelles.

En plus des nouveaux romans écrits directement en langue amazighe, le champ éditorial amazigh sera enrichi aussi par plusieurs romans traduits des autres langues vers tamazight. Parmi les romans qui viendront apporter un plus à un domaine qui en a tellement besoin, on peut citer celui de l’artiste et auteur pluridisciplinaire : Murad Zimu. Il s’agit d’un roman intitulé : «Kawitu » en référence au prénom du personnage principal qui vient de sortir aux éditions « Casbah » d’Alger. Le roman de Murad Zimu a été préfacé par Hamid Bilek, ancien cadre au Haut-Commissariat à l’Amazighité (HCA). Il s’agit du troisième livre à être publié par Murad Zimu qui a déjà publié dans un passé récent deux recueils de nouvelles également en langue tamazight. Par ailleurs, un deuxième roman, également en langue kabyle, vient d’être publié par un autre auteur. Il s’agit de Djamel Laceb, auteur déjà d’un recueil de chroniques en tamazight et de la traduction d’un roman de Mouloud Mammeri, paru il y a deux années. Le premier roman de Djamel Laceb, enseignant dans la région de Ouacif s’intitule : « Nan Ghni ».

Le troisième roman en tamazight qui sera disponible dès le premier jour du salon international du livre d’Alger est une traduction d’un ouvrage de fiction de l’auteur Wassiny Laredj. Ce roman en tamazight s’intitule « Lalla ». L’auteur sera présent au stand du HCA pour dédicacer ce nouveau roman dans la langue de Massinissa. Parmi les livres en tamazight qui viennent d’être également édités, dans la catégorie de l’essai, on peut citer aussi « Amgud aleqqaq » de Houria Sadallah. Le livre vient de paraitre aux éditions « l’Odyssée » de Tizi Ouzou et il revient sur les différentes étapes qui caractérisent l’évolution de l’enfant dans la société kabyle. Il faut préciser qu’il ne s’agit là que d’un échantillon de ces nouveautés car de nombreux autres titres dans la même langue, celle des ancêtres, seront édités d’ici quelques jours.

Tarik Haddouche

3 COMMENTAIRES

  1. c’est vrai, un kabyle traduit toujour ce qu’il ecrit en kabyle vers le français surtout.
    je ne sais pas si le kabyle se sont complexé de sa langue envers le français, ou bien il n’est pas sûre qu’on le comprendrait.
    pourtant j’ai vus des phrases simple sans aucun besoin d’etre traduites, mais non!, il doit le faire,,,, une mentalité inconprehensible.
    on ne peut pas apprendre ni enseigner en traduisant chaque phrase simple eb français, c’est une mauvaise habitude, surtout que je la vois chez ce qu »on appelle les « intelos ».
    une autre remarque, ce sont les neoligisme créés lá oú on n’a pas besoin. des mots que je connais existant et usuels ont ete remolacé par des neologisme fabriques â la guise, sans un minimum de recherche.
    par exemple, ils nous ont fabriqué les mots: isswi,,,adavu,,,mass,,,tasuqilt,,,
    isswi (but) existe deja (elghardh),
    tasuqilt et adavu: ils ont pris les mots arabes ( intiqal et debbar) et ont formé des mots kabyles d origine arabe.
    pour mass: ils ont ete inspiré du français (monsieur) et ont suivis la meme sonorisation.
    voila comment nos « intello » developpent le kabyle…ahlil
    c’est de la mutilation libguistique programmée.

  2. Effectivement, je ne vois pas comment écrire un bouquin en tamazight et lui collet une étiquette arabe ? D’ailleurs avez vous vu un seul bouquin écrit en arabe portant la traduction dutitre en tamazight ? Moi je n’ai encore jamais. Les arabes et tout les arabophones algériens etc,.. ne se souciaient guère si les amazighs comprennent ou pas la langue arabe. Quand ils écrivent, ils écrivent en arabe point barre. Nous à chaque fois on pensent d’abord aux autres avant de penser à nous, à notre langue et culture.

  3. Les livres qui comportent des transcriptions en arabe ne sont pas à acheter. Boycott sur tout ce qui propose ou impose l’arabisation, en aval de l’oeuvre ou en amont. Pas de compromis avec le triptyque colonial.

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