« Nnig usenan » et « Tislit n ughanim » : Les romans de Boukheroub et Rabia réédités

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CULTURE (Tamurt) – Dire que le roman écrit en langue kabyle ne se vend pas bien dans les librairies est une contre vérité. Les mauvaises langues et les plumes nihilistes n’ont cessé, ces derniers temps, de déplorer le fait que le livre écrit en tamazight ne trouve ni acheteur ni lecteur.

Il se trouve que la réalité du terrain est tout autre et tout porte à croire, bien au contraire, que les romans kabyles se vendent beaucoup plus qu’on puisse le croire. Les preuves sont nombreuses. L’une d’elles est le fait que deux romans en kabyle viennent de faire l’objet d’une réédition après une courte absence des librairies car la première édition a été entièrement épuisée. Il s’agit de « Nnig Usenan » de l’écrivain Boualem Rabia et de « Tislit N ughanim » de Rachid Boukherroub (lauréat du prix Assia Djebar 2015).

Les deux livres viennent d’être réédités respectivement par les éditions L’Odyssée et El Amel. D’autres romans et livres en kabyle sont aussi épuisé et ne sont plus disponibles sur le marché du livre pour n’avoir pas été réédités. On peut citer, entre autres, « Bururu » de Tahar Ould Amar, « Tusnakt s wurar » de Hend Sadi, « Yenayas Cheikh Mohand » de Mouloud Mammeri, « La grammaire amazighe » de Ramdane Achab, « Mon nom est combat » de Yala Seddiki (d’après Matoub Lounès), « Abrid ntissas » de Messaoud Oulamara, « Yugar ucerig tafawets » de Ahmed Nekkar et la liste est très longue.

Tahar Khellaf pour Tamurt

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