Nouveau gouvernement algérien : Bouteflika fait appel aux Kabyles de service

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TIZI-OUZOU (Tamurt) –  Mais, à la surprise générale, quand les islamistes ne font plus recette, Bouteflika fait appel aux Kabyles de service pour « orner » son gouvernement qui n’a de gouvernement que le nom. Les Amara Benyounès, Moh-Saïd Oubelaïd et l’inamovible Khalida Toumi viennent à point nommé pour accomplir la sale besogne du système, comme l’a si bien assuré pendant des années leur « frère» Ahmed Ouyahia, qui a été de toutes les crises qui secouent le pays. Il doit laisser sa place à un autre Kabyle récompensé, à juste titre, pour sa fidélité et son obéissance au président, à qui il a organisé trois campagnes électorales présidentielles.

Le syndrome Sellal n’est plus à présenter puisqu’il est l’enfant du système depuis la fin des années 1970. Le changement n’est que de la poudre aux yeux pour dire aux Kabyles de service que vous avez échoué, mais qu’une autre « chance vous est accordée », pas pour développer leur région, mais plutôt pour servir, comme des soldats, le clan d’Oujda. Ce clan a appris, depuis l’indépendance, à frapper un Kabyle par son frère. L’histoire nous a souvent enseigné que les transfuges de l’opposition sont accueillis à bras ouvert par le régime arabo-islamiste. Mais pas pour émerger dans le sérail du pouvoir.
Leur rôle se limite à des missions « hideuses ». Si le pouvoir a choisi les Benyounès, les Mohamed Saïd Bélaïd pour leur prétendue « aura » auprès de la population, ces calculs sont infondés. Un petit rappel suffit pour dire que ces deux dirigeants de partis préfabriqués n’ont même pas eu une dizaine de voix dans leurs villages respectifs lors des dernières élections législatives du 10 mai dernier.

Ils sont tenus d’affirmer leur anti-Kabylisme farouche pour glaner des galons dans leurs postes respectifs. Ouyahia qui a été appelé à la rescousse pour faire éclater le mouvement citoyen de Kabylie, vient d’être récompensé en sortant par la petite porte. Ces nouveaux Kabyles de service connaîtront le même sort malgré leur obéissance à la lettre aux instructions de Bouteflika.
A la fin de leur mission, ils seront abandonnés et laissé au verdict de l’histoire.

Nadia Iflis