La nouvelle force kabyle, le MAK. L’heure de la vérité !

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KABYLIE (Tamurt) – Printemps noir, Printemps berbère, 2016! Nous ne pleurons pas une Algérie des envahisseurs et de sanguinaires qui a confisqué à la Kabylie la liberté que cette dernière lui a offert en 1962. Nous ne déplorons pas notre séparation avec une Algérie méprisante et traitresse. Nous ne nous reconnaissons pas dans ce drapeau de honte et d’hypocrisie algérien ni dans cette nation de sangsues et d’égorgeurs, rétorque nationaliste kabyle.

Les kabyles ne sont pas des locataires. Ils ne sont pas des envahisseurs. Ils sont des indigènes opprimés et des autochtones colonisés.
« Les ennemis de Ferhat Mehenni sont les ennemis de la Kabylie. Ferhat aspire à une Kabylie libre, autrement dit à la liberté des kabyles qui sont opprimés chez eux », ajoute un autre ami rencontré à Azazga.

Arezki, symaptisant du MAK, pose son café sur le bord de la fenêtre et dit à vive voix que « le combat de Ferhat est celui des kabyles et de la Kabylie libre. Les kabyles qui veulent se libérer du joug des envahisseurs marchent à ses côtés et se battent avec force et abnégation pour faire aboutir leur noble cause. Les autres, adeptes de l’idéologie arabo-baathistes voient en lui tout le mal du monde jamais un leader jaloux de son identité, de sa culture et son histoire. Ainsi, ses détracteurs tentent tout pour le salir et le diaboliser. Tout cela, Parce que Ferhat fait peur au pouvoir colonial algérien. »

« Les ennemis de Ferhat sont aussi les nôtres! Ils vont tenter nous dissuader, nous décourager et nous faire peur. Ils utiliseront toutes leurs magouilles et leurs ragouts .Si ce ne sera pas au nom d’une unité algérienne inexistante et au nom d’une histoire mensongère, ils trouveront d’autres arguments insensés pour essayer mettre en échec l’autodétermination de notre peuple et son unité. »

« Il est temps d’apprendre de nos erreurs et de nos échecs pour ne pas se faire avoir pour une énième fois par ces despotes racistes qui n’ont rien avoir avec Ferhat, Matoub, Krim, Abane, Amirouche,Mammeri , Idir, les vrais kabyles, les vrais enfants de la Kabylie et les vrais hommes et les vraies femmes libres, ajoute un autre jeune qui a rejoint le groupe.

Oui a répliqué Arezki, « le MAK est soutenu par des kabyles déterminés à libérer la Kabylie. Alors soyons solidaires avec ce mouvement d’espoir et de paix pour atteindre ensemble notre liberté tant attendue. Ferhat c’est un homme intègre, instruit et charismatique. C’est un kabyle comme nous : un Kabyle fier et insoumi.

C’est le président du Gouvernement provisoire kabyle. Un président légitime désigné par les siens, les kabyles libres, pour nous représenter. Il n’a ni salaire ni avantages privés en conséquence, dis-je.

« Durant la guerre d’Algérie, le FLN a désigné des responsables pour gérer la lutte et organiser les combats contre la France coloniale. Aujourd’hui ce sont les Kabyles qui ont choisi Ferhat pour mener la lutte contre le pouvoir algérien qui a trahi nos martyrs et volé la liberté au peuple », a dit Jugurta.

Oui! Hélas! Les baathistes et les harkis, de Ben Bella passant par Boumediene jusqu’à Bouteflika, ont trahi le peuple et la nation après l’indépendance. Avec un MAK fort, uni et vainqueur, les kabyles vont être libres et vivront dans la dignité et la sécurité. Ils choisiront leurs représentants officiels et instaureront une vraie démocratie chez eux . La priorité, en ce moment, c’est l’unité des kabyles entre eux et avec le MAK pour faire déguerpir le régime colonial algérien de la kabylie, dis-je.

Les kabyles ne doivent se faire avoir encore une fois par la politique de diviser pour régner instaurée par les ennemis des Amazighs et des kabyles. Le pouvoir.

Les kabyles doivent se dresser comme un seul homme pour bâtir un État kabyle.

Nous aurions pu avoir notre liberté officiellement en 1963, mais le sentiment de l’unité nationale nous a trahi et les diables d’ici et d’ailleurs ont tout aménagé pour battre nos leaders kabyles épuisés sur tous les plans après avoir chassé ceux qui nous ont colonisés nos terres plus de cent trente ans. « Exact mon ami Boualem! », me dit Jugurta.

Aujourd’hui, les kabyles ont la certitude que sauf un État kabyle pourra leur épargner ce déni identitaire qui le menace d’extinction.

Jugurta:
« Nous sommes des kabyles, nous avons le droit à notre autodétermination. Nous ne dissocions pas des Amazighs du monde, car nous sommes des frères. Notre combat est le même, notre ennemi aussi. Nous demeurons solidaires avec les Amazighs de la Lybie, de la Tunisie, du Maroc, des Iles Canaries, avec les Azawades, avec les hommes et femmes libres du monde entier, avec tous les peuples opprimés qui aspirent à leur propre liberté, aménageons nos forces et concentrons nous sur notre lutte aujourd’hui. La marche de ce 20 avril 2016 sera des plus remarquables. »

Nous puisons notre force de notre sagesse et notre courage de nos origines. L’unité de tous les Amazighs se réalisera lorsque chaque peuple aura son propre pays libre et indépendant. Nous savons tous que les Amazighs représentent Tamazgha (l’Afrique du Nord), les kabyles quant à eux représentent la Kabylie. Les deux drapeaux que nous hissons sont distincts et il n’y a aucun amalgame entre nos deux emblèmes. Ils symbolisent la liberté et la fraternité.

Azul, nous nous verrons demain.

Boualem Afir