Obama joue à la roulette russe

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USA (Tamurt) – Obama vient de finir son discours où il informe le public américain qu’il vient de demander au Congrès américain de remettre le vote sur l’autorisation de mener des actions punitives contre la Syrie.

De ceux qui se sont prononcés sur la question parmi les Congressiste, il est loin d’avoir le support d’une majorité confortable, même pas dans son propre camp, les Democcrates. Devant cet état de faits, ses opposants commencent déjà à lui reprocher de ne pas tergiverser, après s’être trop engagé sans rien dire à personne. Ils l’accusent déjà de remettre la réputation des Etat-Unis en cause, en termes politiques, son leadership comme Président.

Le jeu de la roulette Russe consiste à mettre une seule balle dans le revolver, rouler le barillet et tirer à tour de rôle. Celui qui commence a toujours la chance de son côté, car à la première tentative, ses risques sont de 1 sur 6, 1 sur 4, 1 sur 2. tandis que ceux(les risques) du second sont de 1/5, 1/3, 1/1(100%). Ainsi pour le 1er (celui qui a commencé le jeu, les risques réels n’arrive qu’au 4ème essai, tandis que le second preneur de risque, le rsquek réel l’atteindra avec certitude au 4ème tour.

Assad avec l’aide des Russes ont bel et bien commencé le jeu en livrant une guerre inacceptable à laquelle Obama et l’Occident n’ont fait que réagir. Le temps jouant contre lui, Assad reprend le contrôle encore une fois, en introduisant le jeu de la roulette, tout en portant le gilet de l’anonymat. Là encore, Obama ne fait que réagir et sans couverture. Il s’engage en public, se privant de la possibilité de prendre son temps ou faire demi-tour.

Les essais ont progressé et Obama semble hésitant sans pouvoir se retenir, sans le risque d’en prendre une dans le dos. Voila le risque devant lequel Obama se retrouve. “Justice delayed is justice denied”, c’est-à-dire “justice remise est justice niée”. Même les Francais l’ont eut.

De cette histoire et celle de la Libye, ils auront recuperé des contrats juteux, la Maison Blanche aura payé les frais. Les armes livrées aux Islamistes Orientaux en Libye, étaient payées par le contribuable américain, avec de l’argent Chinois emprunté pour éliminer un de leurs Diplomates les plus fins – un natif presque, n’était-ce la couleur de sa peau. L’ambassadeur Steevens n’a reçu de justice que des Libyens, de leur propre initiative. C’est grave.

Dans son discours ce soir, Obama a encore une fois bien établit le bien-fondé moral d’une action déjà en retard, de la seule puissance capable de rendre justice se rendant davantage responsable mais surtout redevable d’une action déjà en retard. Sa reputation et celle de toute l’Amérique dont il réclame la protection est déjà compromise. Même dans sa temporisation, Assad ne le réduit qu’au rôle de figurant, en omettant volontairement de nommer son seul challenger, les Etat-Unis. Il reconnait et s’adresse au reste du monde, tandis qu’Obama se résigne à demander une autorisation de pouvoir concevoir une réplique punitive à un Congrès sous contrôle de l’ opposition non seulement hostile à toute initiative de sa part, mais aussi capable.

Les bruits de couloir, cette semaine à Washington, n’ont porté que sur la stratégie à mettre en place pour neutraliser son administration. Aux USA, le Congrès tient la bourse.

Ainsi, ce soir juste après son discours, ses meilleurs supporters, de son propre camp, sortent de leur silence pour émettre des formules d’autorisation destinées à remettre indéfiniment la possibilité d’action, avec des conditions impossibles a réunir simultanément, du ridicule ! Déjà, le chevronné Lavrov, ministre des AE Russe, met son homologue americain Kerry sur la défensive, en attachant a l’offre de respecter les règles du jeu international, et non aux règles américaines, des conditions destinées a neutraliser toute l’initiative d’Obama.

Faut-il noter que, déjà la dynamique est amortie, c’est-à-dire entre les mains de
personnages secondaires, avant que ça ne passe au cran inférieur – celui des ambassadeurs Onusiens. D’ici-là, et il s’agit de procédures longues que les Congressistes Démocrates avancent, C’est-à-dire des conditions qui demandent du temps pour vérifier. Un exemple est une autorisation d’action si des preuves montrant qu’Assad a réutilisé ses armes, qu’il n’a pas tout remis, etc. Tout cela, après négotiation de la signature d’un traité de non prolifération, etc. – quelque chose du genre l’admission de l’Algérie à OMC ; ou jamais. L’impunité dans l’usage d’armes chimiques, dont Obama s’inquiétait sera alors prouvée – que le pire risque de l’usage d’armes chimiques est la négociation, mais surtout l’accord Russe.

Les Bushs, père et fils n’ont pas fait cette erreur. Ils ont agit et laissé le monde et le Congrès parler…

Obama n’a pas besoin d’une autorisation pour entreprendre l’action qu’il envisageait. La première raison d’être du gouvernement fédéral qu’il dirige est d’assurer la sécurité du pays, ses intérets et d’en éliminer toute menace réelle ou potentielle. Il dispose pour cela de moyens au-dessus de n’importe qui au monde. Disait-il lors de ses compagnes, qu’il dit ce qu’il pense et pense ce qu’il dit. La question, et une que les Americains se posent est : Fait-il ce qu’il pense et pense-t-il a ce qu’il fait ? Ou tout simplement, se rend-il compte qu’il joue à la
roulette russe contre des russes ?

Des voix s’élèvent déjà, dans l’opposition majoritaire remettent en cause son leadership comme Président, et demandent en prévisions des élections Sénatoriales de 2014, une majorité au Sénat, pour le neutraliser.

Massinissa l’Opiniatre