Octobre 88, une liberté confisquée

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émeutes octobre 88

ALGERIE (Tamurt) – Il était une fois un 5 octobre. C’est le titre que devrait prendre cet article tellement il n y a plus aucune réaction des « soi-disant opposants » qui ne font même pas semblant de commémorer l’anniversaire des ces événements tragiques. Aujourd’hui, c’est le 28e anniversaire de cette révolte populaire.

Hormis le rassemblement action jeunesse, organisation plutôt proche du FFS, et l’association des victimes d’Octobre qui ont programmé des activités dont un rassemblement pacifique à Alger, aucun  parti politique n’a prévu quoi que ce soit. Pourtant, ça aurait pu être le véritable printemps de toute l’Afrique du nord mais hélas des énergumènes ont fait que la révolte d’Octobre 1988 a un goût d’inachevé. La société, apeurée quelque peu par la violence du pouvoir, n’est pas allé plus loin  dans la contestation. Il y a eu beaucoup de morts.

En effet, au bout de quelques heures, l’armée et tous les services de sécurité interviennent en usant d’un  arsenal de guerre et les émeutes sont réprimées dans le sang. Les chars assiègent toutes les villes contestataires, particulièrement la Kabylie et l’Algérois, et d’importantes rafles sont organisées en plusieurs endroits.

En faisant un discours à la nation, le président de l’époque avait promis des réformes politiques et l’instauration d’une démocratique. C’était le début d’une certaine liberté mais aussitôt confisquée. Oui l’intégration des islamistes dans le courant des contestataires a tout gâché. Le pouvoir avait tout programmé et a agrée des partis religieux qui ont foutu la pagaille au point où les démocrates sont arrivés à soutenir, malgré eux, l’armée.

Avec l’arrivée de Bouteflika au pouvoir, non seulement le vent de la liberté a cessé de souffler mais aussi l’air respirée par la population est distillé au compte-gouttes. Le constat fait durant ces trois dernières décennies est clair. Seule l’indépendance de la Kabylie est la solution à l’instauration d’une véritable démocratie au pays des hommes libres.

Amaynut