On parle du 19 mars 1962 mais pas de Krim Belkacem et de Jean El Mouhouv Amrouche

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les accords d'évian

ALGÉRIE (Tamurt) – Le 19 mars 1962, Krim Belkacem signe la fin de la guerre de libération  et l’indépendance. Une indépendance arrachée plus particulièrement par les kabyles, après plus de 132 ans de colonisation Française.

Aujourd’hui, le régime Algérien, qui a, en fait, confisqué cette indépendance, célèbre la date du 19 mars comme une journée de victoire, mais il ne revient jamais sur les détails de ces accords. Jean El Mouhouv Amrouche, journaliste à l’époque en Suisse,  était d’abord l’initiateur  des accords d’Evian. Puis, Krim Belkacem, le premier à prendre les armes en 1947, a mené ces accords avec brio. Mais on ne parle jamais de ces deux figures emblématiques. Boumediene, illustre inconnu durant toute la guerre était même contre ces accords. Il n’y avait que les pieds noirs, Boumediene les Harkis qui étaient contre. Qui connait en Algérie aujourd’hui Jean El Mouhouv Amrouche, enfant prodige d’Ighil Ali ? Presque personne. Krim Belkacem aussi. Deux noms qui ne disent pratiquement rien aux algériens.

Le 19 mars est célébré comme une victoire de ceux qui ont confisqué l’indépendance algérienne et qui n’ont jamais fait la guerre, à l’image de Bouteflika et ses comparses.  Pour l’histoire, juste après les accords d’Evian et durant toute la guerre de libération, Krim Belkacem et les autres chefs historiques, y compris les arabophones, ne communiquaient qu’en Français. Le premier discours populaire de Krim Belkacem en 1962 était en langue kabyle. A l’époque, l’arabe populaire était un dialecte presque minoritaire devant le Berbère et le Français à travers toute l’Afrique du nord.

Ravah Amokrane pour Tamurt