Ouled Salah Zitouni, wali ou chargé de mission ?

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wali de Bgayet

BOUGIE (Tamurt) – Le wali de Bougie a pris son premier congé depuis son intronisation à la tête de l’exécutif. Son absence n’a pas été remarquée par les citoyens à part certains qui ont constaté la rareté des sirènes des motards qu’il aime intégrer dans son cortège officiel à chaque fois qu’il veut faire une visite dans une localité quelconque et parfois… pour rien. C’est dire qu’il s’est auto-décrédibilisé en l’espace de quelque temps pour présenter sa véritable personnalité qui est semblable au ballon de baudruche.

Bien qu’il ait promis, en haussant le ton,  au début de l’été, qu’il n y aura pas de  parkings payants ni de location imposée de matériels de plage, la saison estivale, qui vient de passer, a enregistré une présence record en « squatteurs » de terrains pour y ériger des baraques de fortune en guise de boutiques estivales ou pour y délimiter une aire de stationnement à 200 dinars la place et à 500 dinars pour la nuitée car ces parkings deviennent des hôtels à la belle étoile, le soir, ceci au vu et au su de toutes les autorités civiles et militaires. Outre « la réussite » de la saison la plus catastrophique du siècle, le nouveau wali s’est rétracté dans ses décisions de démolition des constructions illicites. Plus grave ; là où il avait osé le faire, l’engin ne s’est attaqué qu’aux murs alors que la procédure aurait voulu qu’on détruise les piliers pour éviter la reprise de la dite construction par le squatter.

Flanqué du sobriquet de « Bombardier », il a été accueilli à Bougie comme un justicier qui mettra fin à l’anarchie qui y régnait et qui y règne toujours, d’ailleurs. Mais hélas pour les citoyens de la wilaya, il est comme ses semblables, les walis, chefs de daïra et consorts, qui font semblant de vouloir travailler alors que c’est une approche qu’ils adoptent pour connaître le réseau à suivre pour parvenir à un ou plusieurs objectifs. L’ouverture du centre d’enfouissement technique de Sidi Boudrahem remise en cause par les citoyens d’Oued Ghir, les retards enregistrés dans la réalisation de certains projets malgré les menaces de ce wali en sont les meilleures preuves de la « grande gueule » de ce « walou ». Des promesses, des intimidations, des coups de gueule mais pour rien. Est-ce la méthode adoptée par le pouvoir d’Alger pour laisser définitivement la Kabylie dans son sous-développement ?

Amaynut