Ouyahia défie le peuple : Bouteflika va rester !

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Ouyahia à l'APN
Ouyahia à l'APN

ALGERIE (TAMURT) – Ahmed Ouyahia, sans l’affirmer explicitement a affirmé, lundi devant les députés de l’APN, que le Président Abdelaziz Bouteflika restera après le 18 avril 2019. Certes, Ahmed Ouyahia n’est pas allé jusqu’à le dire de manière directe mais il l’a signifié clairement en abordant notamment les grands chantiers de Bouteflika pour l’après 18 avril 2019.

En plus de ce détail, Ahmed Ouyahia, tout en s’abstenant de tirer à boulets rouges sur les dizaines de milliers d’algériens qui sortent dans les rues depuis le 22 février pour le rejet du cinquième mandat, a toutefois déclaré que c’est l’urne qui va trancher et non pas la rue. Comme à ses habitudes, Ouyahia a soufflé le chaud et le froid lors de son intervention devant les membres de l’APN. C’est d’ailleurs la première sortie publique d’Ouyahia après le début du soulèvement populaire des algériens contre le cinquième mandat de Bouteflika. Une réaction qui était très attendue par de nombreux observateurs tant Ouyahia s’exprime au nom du pouvoir actuel.

Le pouvoir a certes reculé un petit peu en ne réprimant pas la marche d’Alger le 22 février passé par crainte de dérapages qui auraient été d’une fatalité certaine mais, en même temps, il ne semble pas décidé à reculer. Du moins pour l’instant car les actions de rue se poursuivent et se poursuivront. Hier, c’étaient les avocats d’Alger qui ont manifesté contre le cinquième mandat devant le tribunal de la Rue « Abane Ramdane ». Aujourd’hui, les étudiants de tout le pays exigeront le départ de Bouteflika en investissant également la rue. Les avocats de Tizi Ouzou en feront de même jeudi prochain. Alors que vendredi, il est attendu la réédition des actions du weekend dernier dans la majorité des chefs-lieux de wilaya du pays. On parle aussi d’une marche des femmes à l’occasion de la Journée mondiale de la Femme le 8 mars prochain et on évoque en outre une manifestation des journalistes.

Malgré la pression populaire contre le cinquième mandat de Bouteflika qui transformera la République algérienne en une véritable monarchie, le régime persiste dans la négation d’une réalité qu’il ne veut pas affronter. Attend-il que les choses empirent pour commencer à faire des concessions ? Dans une telle ambiance, le pouvoir algérien osera-t-il aller jusqu’à maintenir les élections présidentielles prévues dans un peu plus d’un mois ou les annulera-t-il. Est-ce que ce n’est pas ce qui recherché en réalité ? Aucune réponse ne peut être donnée pour l’instant même si tout est possible dans un tel contexte de crise et de confusion totale.

Tarik Haddouche

1 COMMENTAIRE

  1. Le régime assassin sait que sa survie est liée aux chancelleries ètrangères alors il a été se rassurer de ce coté là en offrant de juteux contrats à l’approche des  » élections ». Rappelez vous quand Sarkosy parlait d’éelection propres alors que l’opposition algérienne disait le contraire, à présent c’est tous les pays qui feignent de ne rien voire. Pendant qu’il digèrent une grande mascarade permettra à la nouvelle caste de s’installer et ainsi rincer les centaines de milliards $ dilapidés…

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