Ouyahia, Sellal et 8 ministres devant la cour suprême

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Ouyahia, Sellal et les autres
Ouyahia, Sellal et les autres

KABYLIE (TAMURT) – Deux anciens Premier ministres, et non des moindres, à savoir : Abdelmalek Sellal et Ahmed Ouyahia, huit ministres, un ex-wali et un wali en exercice, font partie de la liste rendue publique hier dans un communiqué de la Cour d’Alger et qui sont cités dans de scabreuses affaires de corruption et de détournement de deniers publics.

En effet, le parquet de la Cour d’Alger a rendu public un communiqué, hier, dimanche où est annoncé la remise à la Cour suprême d’Alger de dossiers de douze anciens hauts responsables dont un wali encore en activité qui a attribué un vaste terrain de 50 000 hectares, de manière illégale, à l’homme d’affaires actuellement en prison : Ali Haddad. Les douze responsables en question sont les deux anciens Premiers ministres Abdelmalek Sellal et Ahmed Ouyahia. Les huit anciens ministres sont : Amar Ghoul, Amar Tou, Amara Benyounès, Abdelkader Bouazghi (ancien wali de Tizi Ouzou), Abdelghani Zalane (ex-directeur de campagne de Abdelaziz Bouteflika pour le quatrième mandat avorté), Karim Djoudi, Boudjemâa Talai, Abdesselam Bouchouareb. L’ex-wali d’Alger, limogé récemment, Abdelkader Zoukh et le wali actuel d’El Baidh, Mohamed Djamel Khenfar figurent aussi sur cette liste. Selon le communiqué en question les douze hauts responsables incriminés sont cités dans enquêtes menées actuellement par la gendarmerie nationale dans des affaires « à caractère pénal ».

Le communiqué qui porte la signature du de Belkacem Zeghmati, nouveau procureur d’Alger, nommé il y a un peu plus de dix jours, précise que les deux Premiers ministres, les huit ministres et les deux walis suscités sont poursuivis pour des délits punis par la loi relative à la conclusion de marchés publics et de contrats contraires à la réglementation et aux lois en vigueur. Le même communiqué conclut que la Cour suprême entamera sur place les poursuites judiciaires à l’encontre des douze personnalités mises en cause.

Il y a lieu de constater que l’ensemble des douze hauts cadres en question font partie des personnes qui ont été les plus fidèles, jusqu’à la limite de la servilité, au clan présidentiel de Abdelaziz Bouteflika et qui étaient considérées comme étant des individus intouchables pendant les 20 ans de règne absolu qu’a duré la « monarchie Bouteflikienne ».

Tarik Haddouche

1 COMMENTAIRE

  1. Ces poursuites judiciaires sont des ballons de baudruche. Du vent, un grand vent !!!
    L’Algérie toute entière est bâtie sur la corruption.
    Qui dites-moi est clean dans ce foutoir ? C’est un pays de loups et de charognards !!!
    Pas plus pas moins, point à la ligne !

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