Par peur d’être arrêtés : les chefs de plusieurs partis paniqués

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Election presidentielle en Algerie
Election presidentielle en Algerie

ALGERIE (TAMURT) – Les hommes politiques algériens dont des chefs de plusieurs partis sont vraiment paniqués ces derniers jours. Cette crainte est engendrée suite aux informations, dont certaines ont été données par de grands journaux, concernant leur éventuelle prochaine arrestation dans la cadre de la lutte contre la corruption ou dans le sillage de l’affaire du complot contre l’Etat et l’Armée algérienne dont les accusés principaux sont le général Mohamed Mediène dit Tewfik, le général Athmane Tartag dit Bachir et Said Bouteflika.

La préemption d’innocence nous oblige pour l’instant à ne citer aucun nom pour ne pas tomber dans le piège de la manipulation dont a fait état un ancien chef de parti politique bien connu lors de sa sortie médiatique hier. Mais il faut dire qu’un grand quotidien étranger a cité deux chefs de partis politiques ayant occupé des postes ministériels dans différents gouvernements lors des mandats de Abdelaziz Bouteflika. Pour l’instant, l’une de ces deux personnalités a réagi afin d’apporter un démenti formel concernant une éventuelle implication et participation aux fameuses réunions tenues en mars dernier sous la houlette de Said Bouteflika et du général Tewfik et visant, selon Ahmed Gaid Salah, à renverser le régime et à déstabiliser l’institution militaire afin de s’imposer comme unique alternative à la situation engendrée par le soulèvement populaire en cours depuis le 22 février dernier.

Une autre personnalité très connue de la scène politique a aussi réagi hier pour remettre les pendules à l’heure suite aux folles et persistantes rumeurs ayant circulé ces derniers jours évoquant son arrestation imminente dans le sillage de la même cabale. Personne ne sait en Algérie s’il s’agit vraiment d’une opération « sérieuse » de lutte contre la corruption ou bien s’il est question seulement de règlements de compte visant à prendre une revanche sur des personnalités qui auraient abusé de leurs pouvoirs pendant les deux dernières décennies du règne omnipotent de Abdelaziz Bouteflika et de son frère Said depuis 2013.

Une chose est toutefois sûre : l’incertitude plane plus que jamais dans la maison Algérie à la veille d’une élection présidentielle prévue le 4 juillet et qui n’aura, en toute vraisemblance, pas lieu. Qu’est-ce qui va se passer le 5 juillet 2019 ? Personne ne le sait actuellement. Ou plutôt presque personne hormis le nouveau cabinet noir dont le chef d’état major, Ahmed Gaid Salah, est le porte-parole et le seul homme visible.

Tarik Haddouche

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