Partis dits démocrates, ils se réunissent avec les islamistes et insultent le MAK

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KABYLIE (Tamurt) – Les partis islamistes qui affichent clairement leur opposition à la langue amazighe, qui n’ont jamais pu pénétrer en Kabylie et qui ont infesté les maquis et n’hésitent pas à prendre les armes quand il le faut et ils l’ont déjà fait, s’assoient autour de la même table avec les partis deux partis kabyles  autoproclamés démocrates.
Ces derniers trouvent tout à fait normal de s’associer aux partis de Djabellah et de Mokri et même à Ali Belhadj. En revanche, quand il s’agit du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, les mêmes partis dits démocrates ont la gâchette facile. Qu’il s’agisse du RCD ou du FFS, il est vraiment étrange de constater que le seul ennemi à abattre est le MAK alors que les partis islamistes sont curieusement épargnés. Même quand Abdellah Djaballah déclare s’être opposé énergiquement à l’officialisation de tamazight dans la constitution, ni le RCD ni le FFS n’ont réagi.
Même silence de la part des responsables de ces deux partis, quand il y a moins d’une semaine, l’islamiste Abderrezak Mokri déclare qu’il est contre l’enseignement de la langue amazighe dans les écoles. Cette attitude est des plus paradoxales surtout quand on constate aussi que quand il s’agit d’évoquer le pouvoir algérien qui a ruiné l’Algérie en général et la Kabylie en particulier, le chefs des deux partis kabyles évitent aussi de parler des sujets qui fâchent et des dossiers lourds. De même que concernant le FFS, quand il s’est réuni avec des chefs terroristes du FIS à Rome en 1995, il a trouvé que cette démarche était tout à fait normal sans compter les accointances des chefs de ce partis avec les dinosaures du FLN comme Mouloud Hamrouche, Ahmed Taleb Ibrahimi, Abdelhamid Mehri, Ahmed Ben Bella, etc. Le RCD n’a pas non plus hésité à siéger en 1999 dans le même gouvernement avec les loups du FLN et du RND ainsi qu’avec des ministres islamistes sous la présidence de Abdelaziz Bouteflika.
Pourquoi autant de souplesse et d’esprit sportif à l’égard des islamistes et du pouvoir alors que, concernant un mouvement pacifique, démocratique, moderniste et émancipateur   comme le MAK, présidé par un symbole et militant de longue date comme Ferhat Mehenni, les deux même partis se montrent d’une animosité et d’une hostilité incompréhensibles et sans commune mesure ?
La question ne s’adresse pas aux militants sincères de ces deux partis, qui eux, savent qui est l’ami et qui est l’ennemi mais plutôt aux chefs de ces formations politiques, dont l’attitude envers le MAK sera retenue par l’histoire, un peu comme la position du PPA avant le déclenchement de la guerre d’Algérie.
Tahar Khellaf