Perte de conscience chez des enfants, blessés et arrestations lors de dispersion par la force d’un sit-in par la gendarmerie de Msila.

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violence policière à Msila

ALGERIE (Tamurt) – Ce jeudi, vers 15 heures, un membre de la ligue nationale des droits de l’homme (aile Noureddine Benissad), Mr. Amroune Layachi, s’est déplacé vers le village El-Ghil, commune de El-Maayid, distante de 30km à l’est de la Wilaya de Msila,  pour s’enquérir de la situation prévalant après l’intervention musclée des gendarmes pour disperser le sit-in.

En effet le 06/9/2016 environ 200 citoyens de la dite commune ont observé un sit-in pacifique pour demander aux autorités locales de tenir leurs promesses, en procédant à la fermeture de la mairie. Promesse faite au village de quatre mille habitants de leur fournir le gaz de ville. Doléance exprimée depuis 2009 mais surpris en 2012 de voir leur revendication accordée à une autre localité.

Les protestataires entrent alors dans une série de dialogues avec le p-apc et le chef de daïra qui a contacté le wali pour l’informer du désir des citoyens de le rencontrer au siège de la commune pour lui exposer le problème. Le wali leur exige d’ouvrir le siège de mairie et de se disperser mais accepte de recevoir à la wilaya dix de leurs représentants pour un dialogue.

Le 14/9/3016 à 16 heures. 150 éléments des forces anti émeutes furent envoyés pour encercler les lieux. Le 15 à 8h30 les citoyens furent attaqués par les gendarmes à l’aide du gaz lacrymogène dont certaines bombes ont atterri dans l’école primaire Émir Abdelkader voisine de la mairie où plusieurs asphyxies et évanouissements sont observés chez les écoliers.

Cette intervention violente s’est soldée par 6 blessés dont 2 grièvement qui sont M. Seraiche Salah, 35 ans, qui passait là par hasard et M. Belaribi Abderraouf, 20 ans, qui a reçu le projectile sur le dos causant des brûlures et 15 citoyens furent arrêtés.

Pour cela le bureau de notre ligue :
1/ dénonce le comportement irresponsable et incivique du wali de Msila pour traiter des préoccupations des citoyens.
2/ dénonce cette intervention violente des gendarmes et l’utilisation de bombes lacrymogènes touchant les élèves de l’école primaire voisine du sit-in.
3/ demande au ministre de l’intérieur et des collectivités locales et au ministre de la justice et garde des sceaux, de relâcher les 15 citoyens arrêtés et d’ouvrir une enquête sur le comportement du wali de Msila.

Ligue des droits de l’Homme de Msila