Plus de 20% de la population de ce pays parlent toujours cette langue : Les Tunisiens réclament la reconnaissance officielle de Tamazight

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TUNISIE (Tamurt) – Tous les amazighophones des pays de l’Afrique du Nord se mobilisent pour la reconnaissance officielle de leur identité. Même en Tunisie, les Berbères de ce pays commencent à s’organiser et à sortir de l’ombre.

Ils exigent l’intégration de la culture amazighe dans la nouvelle constitution qui est en cours d’élaboration. « Tamazight n’est pas seulement la langue, mais c’est la culture et l’histoire et la culture du peuple de la Tunisie. Il faut préserver ce patrimoine culturel légué par nos aïeux. La nouvelle constitution doit garantir les droits culturels des Amazighs de la Tunisie », nous a déclaré la militante Hadjer. Elle ajoutera que «c’est la responsabilité de chaque tunisien de jouer son rôle pour préserver ce trésor national, Par conséquent, les décideurs doivent s’abstenir de considérer la minorité amazighe, ils sont une minorité linguistique et non une minorité ».

Il est aussi exigé des nouveaux dirigeants tunisiens par le mouvement associatif tunisien de reconnaître la culture amazighe tunisienne et la langue en tant que composante de l’identité nationale et de travailler sur leur développement.

BDIS dit Kstillo, jeune Amazigh origine Magharebia, s’est adressé à tous les Tunisiens et surtout au gouvernement et aux partis politiques tunisiens et des organisations de la société civile de ne pas négliger le côté identitaire de ce pays maghrébin pour ne pas tomber à l’avenir dans des problèmes, comme ce fut le cas en Algérie et en Tunisie. Hadjer exhorte les rédacteurs de la nouvelle constitution «d’assumer pleinement leurs responsabilités historiques en veillant à ce que la nouvelle constitution de la Tunisie les droits de tous Tunisiens sans exclusion ni marginalisation. » «Nous aspirons à construire une nouvelle Tunisie moderniste ouverte et tolérante, fondée sur notre connaissance approfondie des spécificités de notre civilisation et de sa situation historique et géographique. Nous ne sommes pas des enfants d’un ou deux siècles, mais les fils de milliers d’années. » dira Nizar Ferchichi qui souligne qu ‘ »il faut reconnaître le multiculturalisme et la diversité culturelle et le patrimoine culturel. »

Nassim N