Plusieurs APC sont bloquées et l’état laisse pourrir la situation

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BOUGIE (Tamurt) – Le pouvoir algérien pond des lois et des décrets qu’il n’applique jamais. Voulant en finir avec le blocage des assemblées élues, il n a fait que compliquer davantage l’éventuel dénouement de la situation.

Il est vrai que tous les maires ont été installés, au grand bonheur de l’administration qui a avantagé les listes ayant obtenu le plus grand nombre de voix, mais ce ne sont pas toutes les APC qui fonctionnent, au grand malheur des populations. Dans la région de Bougie une dizaine d’assemblées sont en situation de blocage. À Boudjellil, il n y a pas eu de vote et c’est le secrétaire général qui gère la commune alors qu’à Taourirt Ighil, on n’arrive même pas à rejoindre le siège de la mairie pour y travailler ; une guerre tribale ne cesse de prendre des proportions alarmante au fil des ans. Dans les autres communes, les élus n’arrivent pas à s’entendre pour l’installation des exécutifs communaux. Le wali, en pompier, est  intervenu à Oued Ghir pour débloquer les salaires des employés communaux car les élus ne se sont pas entendus le jour de la délibération portant sur le budget primitif.

Pourtant un décret de 2016 est venu compléter la loi relative à la commune lequel stipule que dans le cas de dysfonctionnement, il est procédé à la dissolution et à l’organisation d’élections partielles dans un délai ne pouvant excéder un semestre pour les APC et un trimestre pour les APW. Qu’attend-on pour l’appliquer à moins qu’on veuille porter le chapeau aux élus locaux, par ricochet à la population, lors de la répartition des budgets ?

Amaynut