Plusieurs communes privées de leurs budgets – Le régime veut asphyxier la Kabylie

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Discours contradictoires des décideurs. Elles sont toujours en train de fonctionner avec les dettes. Mais, certains fournisseurs ne veulent pas accepter les bons de commande des mairies car, ils n’ont pas été payés depuis longtemps. Les quelques communes qui sont touchées par cette marginalisation sont à titre d’exemple, Abi Youcef, Akbil, Illiltène, Aït Yahia, Yatafène, Iboudrarène, Irdjène, Aït Oumalou, Aït Agouacha, Aït Boumahdi.

Lassé par cette situation qui a tant perduré et devant les multiples et incessantes interrogations de ses administrés, le maire d’Illiltène n’est pas resté insensible à cet état de fait. Au contraire, il a lancé un pavé dans la marre, en dénonçant ces pratiques de marginalisation à l’endroit des communes de la Kabylie. « L’ensemble les projets inscrits à l’indicatif de l’APC durant l’année 2013, n’ont pas encore démarré en raison du retard que mis le contrôleur financier pour donner son visa », s’indigne le maire d’Illiltène qui parle aussi des salaires des fonctionnaires pour le mois d’août et septembre qui ne sont encore versé.

Devant cette situation de boccage, le même maire demande au wali d’intervenir pour débloquer cette situation qui perdure et pénalise aussi bien la municipalité que les citoyens de cette région. « Les employés de la mairie ne sont pas payés et ils menacent de recourir à la grève.

Les fournisseurs refusent d’honnorer les prestations à APC. Les entreprises en charges des différents projets sont à l’arrêt faute d’indemnisation », lance le même responsable municipal qui s’en prend au contrôleur financier de Michelet qui travaille, selon lui, à sa manière, refusant d’appliquer le code communal.

La politique de deux poids deux mesures des décideurs algériens affirme avoir arrosé les communes d’argent. Mais, comment ? Les budgets des municipalités arrivent deux mois avant l’expiration du délai de leurs dépenses. Donc, à ce moment là, tout est impossible. C’est de la poudre aux yeux. « Pourquoi accorder des budgets pour ensuite les reprendre en fin d’année ? Les taux de consommation des PCD est de 0% à ce jour », déplore le même responsable de l’assemblée municipale. Des dizaines de communes sont dans la même situation. L’argent arrive à la dernière minute, à l’exception des budgets des élections qui sont programmés à temps et avec des sommes conséquentes. Celles-ci ne peuvent pas être cependant, utilisées que pour des l’opération de vote.

Les discours des décideurs sont contrariés par la réalité. Jusqu’à quand les mensonges ? Sur le terrain, rien ne se fait dans un pays riche dont le peuple se trouve etre un des plus pauvre de la planête.

Farid D

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