Pont de Bougie (Tizi-Ouzou) : Deux tueurs tirent sur trois policiers tuant l’un et blessant deux autres dont un grièvement

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TIZI-OUZOU (Tamurt) – Selon nos sources, les deux tueurs ont pris chacun un côté de la voiture pour tirer presque à bout portant sur leurs victimes qui étaient en civil. Après leur forfait, comme par magie, les criminels ont réussi à effacer leurs traces. En effet, certains prétendent qu’ils ont pris la fuite à bord d’une Clio de couleur rouge.

Toutefois, cette information n’a pas été confirmée. Une chose est sûre cependant : après la fusillade, les camions au chargement de sable ont été passés au peigne fin par les militaires qui n’ont pas manqué de se mettre sur leur trente-et-un après l’attentat. Visiblement, les Verts (les militaires) cherchaient les armes dont se sont servis les tueurs. Les policiers en faction au niveau de la Briqueterie ont fermé à leur tour le passage à tous les véhicules. Nonobstant cela, aucun résultat probant n’a été obtenu d’où l’interrogation : où sont passés les tueurs après leur opération ? Quoi qu’il en soit, les victimes ont été transférées au CHU de Tizi-Ouzou dès l’arrivée des secours. Le policier mortellement touché a rendu l’âme dès son admission à l’hôpital. La victime a été touchée à la tête par le projectile meurtrier. Le second est dans un état comateux. Quant au troisième, par chance, il n’était que légèrement touché.

Aussi, juste après les soins nécessaires, il a pu quitter sur ses pieds l’hôpital. De leur côté, les autorités régionales dont le wali et le comandant du secteur militaire se sont rendu immédiatement sur les lieux du crime. Quant au président de l’APW de Tizi-Ouzou, M. Mahfoud Bellabès, pour des impératifs de calendrier ne s’y est rendu que dans l’après-midi. Saisi par téléphone, le président de la première institution élue de la wilaya de Tizi-Ouzou qui a condamné l’acte criminel a déclaré que « par ce geste, le terrorisme a voulu signifier qu’il est toujours là ».

Un attentat qui suscite bien des interrogations

Il est à se poser effectivement certaines questions comme par exemple : Comment les tueurs ont pu identifier avec exactitude leurs victimes ? Les trois policiers appartenaient aux services de la criminelle. Par ailleurs, ils étaient non seulement en tenue civile mais aussi à bord d’une voiture banalisée. On ne sait d’ailleurs toujours pas si la voiture appartenait à l’un deux ou au corps de police. En général, les terroristes ciblent des policiers en tenue et circulant à bord d’engins aux couleurs policières. Ce n’est pas le cas, réitérons-le, de ce matin. Il y a lieu de s’interroger donc comment les tueurs ont les renseignements sur le passage de leurs victimes et l’identification de leur véhicule. Ceci nous entraîne à déduire que les malheureux policiers ont été identifiés comme « cibles » depuis longtemps. Et dans ce cas de figure, par qui alors ?

Lorsqu’on sait que les agents de la criminelle ne s’occupent pas des opérations ciblant directement le terrorisme, il n’est que logique de suggérer une autre piste, à savoir celle du grand banditisme ou tout simplement la mafia. Serait-ce la mafia du sable dont personne n’ignore la puissance. C’est bien des centaines de milliards de dinars par an qu’offre l’oued Sébaou à ses exploitants, légitimes ou illégitimes. De là, il ne faut pas s’étonner que des flics, des intègres surtout, soient l’objet d’attentats criminels.

L’autre élément de taille : la facilité avec laquelle, les deux tueurs ont réussi à prendre la fuite. Cette « fuite » réussie suggère également que l’opération aurait été menée en réalité par plusieurs personnes. Ces « autres » personnes auraient été probablement à bord de leurs véhicules dans cette interminable file. Au niveau de ce tronçon de route, les voitures se suivent avec pare-choc qui se colle contre pare-choc. Des témoignages sûrs à recueillir ? Difficile ! Car, au moment de la fusillade, les passants sont pris de panique. Chacun fait de son mieux pour ne pas être les yeux dans les yeux avec les tueurs. Et les exemples ont démontré que c’est toujours à la faveur de cette panique que les auteurs de l’attentat prennent la fuite avant l’arrivée des services de sécurité. En tout cas, les services de sécurité connaissent parfaitement ce genre de situation. Ils doivent également savoir que toutes les pistes doivent être explorées avec rigueur car l’une d’elles mènera forcément aux assassins et à leurs commanditaires.

Addenda : l’un des policiers mort était un officier.

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