Pour laver l’affront du 3 juillet pour la liberté de conscience, Les islamistes occupent à leur tour la place de l’Olivier

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TIZI-OUZOU (Tamurt) – Après avoir constaté l’action éclatante des citoyens kabyles en cassant l’horrible tabou datant de 14 siècles, en rompant le jeûne avant-hier, à onze heures, à Tizi-Ouzou, place de l’Olivier, un groupe d’islamistes à sa tête, Ali Belhadj et Abdelfatah Hamadache, a décidé lui aussi d’occuper les mêmes lieux, le temps de rompre le jeûne après l’adhan et faire la prière du maghreb.

Ali Belhadj et ses acolytes ont décidé d’agir ainsi car les voyous qui ont essayé d’interrompre la manifestation des citoyens kabyles, au diapason de la réalité mondiale et qui sont les partisans de la raison et la rationalité, ont échoué dans leur mission.

Cependant, Ali Belhadj et consorts, faute de pouvoir faire un discours scientifique et rationnel prouvant « le tort » des laïcs, se sont seulement contentés de rompre le jeûne et faire la prière et lancer le slogan : « La Kabylie est musulmane et appartient au monde musulman ».

La riposte d’Ali Belhadj et de ceux qui, par un mauvais concours de circonstance, prennent un mythe pour l’histoire, et, par conséquent, une identité, a été, contrairement à celle de l’année passée, des plus pusillanimes.

En effet, leur petit rassemblement n’a attiré ni les médias ni les adeptes des petits spectacles gratuits. Toujours est-il cependant nécessaire de rappeler qu’en dépit de ses coups d’épée dans l’eau et de son indigence intellectuelle, Ali Belhadj est un homme tenace. Toutes les fausses analyses qu’il a faites dans le passé ne le poussent pas pour autant à réviser sa conception des choses. C’est un fanatique.

Revoyons donc certaines de ses erreurs. En 1991, lors de l’intervention des puissances internationales en Irak pour délivrer le Koweït des griffes du dictateur, Saddam Husseïn, Ali Belhadj a déclaré publiquement que cette guerre était religieuse. Autrement dit, l’objectif des puissances internationales, occidentales notamment visait en réalité à détruire l’islam. La suite a prouvé que la guerre d’Irak, réfléchie et programmée depuis très longtemps par la CIA, avait des objectifs loin de ceux soupçonnés et considérés par le numéro 2 de l’ex-FIS. Et au lieu de modérer ses positions et surtout de s’adresser aux spécialistes de la géopolitique et la géostratégie pour tenter d’apprendre et de comprendre dorénavant les raisons des conflits entre nations, Ali Belhadj persiste dans l’erreur en continuant à croire que son islam est le vecteur de toutes les choses du monde.

En effet, en 1992, la mafia polico-financière algérienne n’a eu aucune difficulté à lui faire croire qu’il pouvait changer le système algérien, et ce en instaurant un Etat théocratique. A travers ses menaces d’exécution des mécréants, il y a eu une guerre des plus sanglantes au pays.
Ses idées constituent un danger mortel pour la Kabylie. Elles constituent un danger mortel dans la mesure où la mafia politico-financière, dont le véritable objectif est autre que l’Etat théocratique, en profitent pour casser tout progrès kabyle qui risque de nuire à ses intérêts matériels. Autrement dit, la Kabylie, à sa tête le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), est tenu de démasquer et neutraliser les manipulateurs d’Ali Belhadj et consorts. Car à présent, il s’agit pour le peuple kabyle d’une question de vie ou de mort.