Pour l’Histoire, Boumédiène était contre les accords d’Evian

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ALGERIE (Tamurt) – Illustre inconnu en 1962, Boukharouba Mohamed, alias Houari Boumédiène, a affiché publiquement son rejet « dans la forme et dans le fond », des des accords d’Evian, signé par le premier maquisard algérien, le Kabyle, Krim Belkacem, et qui ont consacré l’indépendance de l’Algérie. A peine sorti de sa planque d’Oujda, où il était durant la guerre de libération algérienne sans tirer la moindre cartouche, Boumédiènne, sous l’aile de Boussouf, s’était retrouvé dans la même position que les Harkis qui étaient bien évidemment contre la libération de l’Algérie.

Il ne faut pas s’étonner de voir Boukharouba ordonner l’assassinat de Krim Belkacem en Allemagne plus tard. La thèse selon laquelle le clan d’Oujda était à la solde du général de Gaulle se confirme. Ce dernier s’était vengé des vrais révolutionnaires en plaçant ses alliés au pouvoir en Algérie et qui y sont à ce jour. Comment expliquer, alors, que Bouteflika se soit rendu plusieurs fois à la prison, en France, durant la guerre de libération pour convaincre Ben Bella de prendre le pouvoir après l’indépendance?

Bouteflika, émissaire de Boussouf et de Boumediène planqués à Oujda en attendant la fin de la guerre pour renverser le GPRA, se rendait en France en ayant le droit de contacter les six chefs historiques incarcérés depuis 1956. Sans la complicité de la France, Benbella et Boumédiènne n’auraient jamais réussi leur coup d’État contre le GPRA. Certains historiens se demandent d’où venaient les chars et les armes lourdes dont Boumédiènne était on possession lors de leur renversement du GPRA?

Ravah Amokrane