Pour n’avoir pas remboursé leurs crédits bancaires, 5.400 jeunes bénéficiaires de crédit ANSEJ vont être poursuivis en justice

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ECONOMIE (Tamurt) – Le pouvoir algérien a décidé de poursuivre en justice plus de 5.400 jeunes bénéficiaires des crédits Agence Nationale d’Aide à L’emploi de Jeunes, ANSEJ. Le non remboursement des dettes par ces jeunes bénéficiaires après l’obtention de leur crédit est le motif de cette action en justice.

L’annonce a été faite d’abord par le directeur générale de l’ANSEJ, une agence affiliée au ministère du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, puis a été confirmée hier par le premier ministre en personne Abdelmalek Sellal, lors de son déplacement à Khenchela.

Il a révélé que 70% des bénéficiaires des crédits dans le cadre de l’ANSEJ remboursent seulement leurs crédits. En d’autres termes, 30% n’ont pas remboursé leur crédit ou refusent de le faire.

Notons que pour bénéficier d’un crédit ANSEJ pour la création d’entreprise, un dispositif dont les avantages sont énormes et encourageants, faut-il préciser, est un véritable parcours du combattant pour les jeunes chômeurs. Les procédures prennent parfois plus de 4 ans. Une véritable mafia s’est emparée de ce dispositif. Si des jeunes éligibles ont vraiment bénéficié de ce crédit et ont réussi dans leur crédit, la plupart n’ont créé que des entreprises fantoches. Certains ont vendu leurs matériels achetés à coup de milliards pour prendre la fuite vers l’étranger.

« A Tizi-Ouzou, les montagnards honorent leur dettes, mêmes ceux qui n’ont pas vraiment réussi dans leur investissement, mais la plupart des récalcitrants qui refusent de rembourser leurs dettes sont les bénéficiaires de la ville qui n’ont même pas cherché à travailler. Pourtant ils étaient prioritaires dans l’octroi du crédit. La plupart de ces jeunes qui refusent de rembourser leurs crédit sont d’anciens malfrats qui ont soutenu Bouteflika et le régime lors des élections. Ils bénéficient aussi de largesses de la part des services de sécurité. Des prostituées et des proxénètes des grandes villes ont bénéficié de deux à cinq milliards de centimes mais sans jamais réellement investir et n’ont jamais remboursé leurs dettes », nous confia un responsables de l’ANSEJ à Tizi-Ouzou qui a requis l’anonymat.

Notre source précise aussi que des hauts responsables militaires, des députés, des directeurs ont bénéficié d’énormes crédits et en un laps de temps avec des prête-noms. Beaucoup de zones d’ombre et d’ambigüité entourent l’octroi de crédit ANSEJ. Des milliardaires se sont enrichis davantage grâce à ce dispositif.

Farid M