Pour revendiquer la liberté du culte et de cosncience, rassemblement citoyen à Akbou

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BOUGIE (Tamurt) – à l’instar des villes de Tizi-Ouzou et d’Aokas, la deuxième ville de Bougie, Akbou en l’occurrence, a tenu à marquer son appartenance au monde des libertés.

Ce samedi matin, à l’appel de la société civile, plusieurs dizaines de personnes ont tenu un rassemblement à la place des martyrs du printemps noir.
Outre ces jeunes venus des régions de Tizi-Ouzou, Bougie, Amizour, Aokas et autres localités avoisinantes, il y avait également la présence de cadres du MAK dont, entre autres, Mouloud Mebarki, Farid Djennadi et Hocine Azem.

Face a la montée de l’inquisition par les islamistes et la persécution des minorités par le pouvoir algérien, ces derniers ont tenu, par cette action, à dénoncer les dépassements et violations de la liberté de culte et de conscience alors que constitutionnellement, c’est un droit reconnu.

D’ailleurs les responsables du MAK ont, lors de la prise de paroles, unanimement, souligné que ces actions ne sont pas initiées pour inciter les kabyles à ne pas jeûner mais plutôt pour singulariser la Kabylie laquelle est, et restera, laïc.

La société civile kabyle multiplie les initiatives pour défendre la laïcité qui est une valeur ancestrale. « L’intention n’est donc aucunement de contrer une quelconque religion mais elle tend à respecter un des fondements de la démocratie » dira Mouloud Mebarki, président du conseil national du MAK, qui soulignera aussi que « la liberté de conscience, incarnant le droit à la différence, est un droit élémentaire et inaliénable ».

De son côté, Farid Djennadi expliquera que ce rassemblement, au même titre d’ailleurs que les précédents, tenus à Tizi-Ouzou et Aokas, n’est pas un regroupement des non-jeûneurs mais plutôt une rencontre du peuple kabyle avec ses différentes confessions.

Les habitants d’Akbou ont également affiché leur solidarité avec le peuple mozabite et lui ont renouvelé leur soutien au moment ou tous les regards sont braqués sur Ghaza.

Même si quelques provocations ont été enregistrées de la part de quelques énergumènes dont un policier, les participants ont quitté les lieux dans le calme.
Toutefois, il ya lieu de signaler l’agression dont a été victime un jeune qui prenait des photos avec son téléphone portable, et qui a été délesté de ce dernier.

Amaynut