Le Président du MAK à Berbère télévision : Ait Chebib confirme l’arrestation de plusieurs militants

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KABYLIE (Tamurt) – Le président du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie, MAK, Bouaziz Ait Chebib, a confirmé samedi que plusieurs militants du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie ont été arrêtés par la police à Ouaguenoun et ailleurs quelque temps avant le coup d’envoi du meeting qui devait avoir lieu jeudi passé devant la mairie de cette région.

Le Président du MAK a aussi confirmé qu’il a été arrêté également par la police en sortant de son domicile à Drâa Ben Khedda où un barrage a été dressé spécialement pour l’empêcher de se rendre à Ouaguenoun où était programmée la rencontre populaire pacifique qu’il devait animer avec d’autres responsables du MAK. Le président du MAK, qui intervenait au journal télévisé de BRTV de midi a, en revanche, précisé que ce n’est pas la première fois que les responsables et les militants du MAK sont interpellés avant qu’un événement soit prévu par le mouvement indépendantiste.

Il a tenu en outre à réagir énergiquement en les infirmant catégoriquement, les rumeurs ayant circulé comme quoi les militants et les responsables du MAK n’auraient pas été arrêtés quelques heures avant le début du meeting du MAK à Ouaguenoun. Bouaziz Ait Chebib a précisé que ce genre de rumeurs malsaines, colportées sciemment,  ont pour objectif de tenter de porter atteinte à la crédibilité du MAK. Bouaziz Ait Chebib a révélé aussi qu’à chaque fois que les responsables du MAK sont interpellés par la police, ils sont soumis à de drôles d’interrogatoires.

Des questions du genre : est ce les juifs qui financent le MAK ? Est-ce que le MAK compte passer à l’action armée ? Qui sont les forces étrangères qui sont derrière le MAK ? etc., sont ressassées par les policiers en charge des interrogatoires. Avant de conclure, Bouaziz Ait Chebib a tenu à lever toute équivoque sur la question en précisant que le MAK est un mouvement pacifique qui donne toute la place au débat d’idées et seulement au débat d’idées et jamais à la violence de quelque nature qu’elle soit.

Lyès Medrati