Présidentielle en Algérie : l’Armée ne s’en mêlera pas selon Hichem Aboud

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Aboud Hichem
Aboud Hichem

ALGERIE (Tamurt) – L’Armée Populaire Algérienne (ANP) ne se mêlera pas des élections présidentielles d’avril 2019 en Algérie et n’interviendra d’aucune manière concernant les prochaines élections présidentielles prévue en avril 2019, selon Hichem Aboud, journaliste et ancien officier de l’ANP, jusqu’au début des années quatre-vingt-dix, également patron d’une chaine de télévision privée.

Lors de la récente intervention de Hichem Aboud, hier, ce dernier a écarté entièrement l’hypothèse selon laquelle l’Armée pourrait avoir son mot à dire concernant les élections présidentielles de 2019 ni d’un quelconque autre événement politique important et décisif. Hichem Aboud a ainsi répondu, en connaissance de cause, à ceux parmi les observateurs qui souhaitent que l’ANP intervienne pour mettre un terme à cette confusion générale qui règne à quatre mois du jour J, si jour J il y en aurait car à Alger, la possibilité d’un report des élections présidentielles algériennes est de plus en plus évoquée. Plutôt, cette option semble de plus en plus être la plus plausible. A moins qu’il ne s’agisse d’une diversion pour permettre soit à Bouteflika soit au candidat du pouvoir de ne compromettre d’aucune manière ses chances de réussite ni la réédition du scénario des élections présidentielles de 1999 où six candidats sur sept se sont retirés de la course à J moins 1 du jour de la tenue du scrutin ayant vu Bouteflika devenir président de l’Algérie pendant vingt ans, peut-être plus à partir d’avril prochain.

Toujours selon Hichem Aboud, il n’existe plus d’opposition en Algérie. Cette dernière a été domestiquée d’après lui et devenue muette. Ce qui est extrêmement grave à ses yeux. Cette opposition, si elle existait, selon Hichem Aboud, elle prétend avoir été réprimée par le régime. Mais, ajoute le même intervenant, une opposition qui est muselée et réprimée et qui ne dit rien se rend complice du régime et du pouvoir qui pratique la répression. Hichem Aboud, qui a dirigé dans les années quatre-vingt la rédaction de la revue de l’armée algérienne « El Djeich », a expliqué que les hauts officiers de l’armée ne prendraient aucunement le risque de se mêler, en quelque sorte, de ce qui ne les regarde pas.

Hichem Aboud a étayé ses propos en révélant que les responsables de l’armée algérienne ne sont guère portés sur la politique et ce depuis des années. A en croire Hichem Aboud, qui est bien entendu, loin d’être un observateur et un analyste non-averti, les jeux de la prochaine présidentielle se feront loin des rouages de la grande muette. Difficile à croire, il suffit juste de se rappeler les promesses formelles de l’ANP en 2004.

Tarik Haddouche