Présidentielle en Algérie : Mouloud Hamrouche se démarque

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ALGÉRIE (Tamurt) – L’ex chef du gouvernement algérien, Mouloud Hamrouche, a annoncé hier dans une conférence de presse tenue à Alger à l’hôtel Assafi qu’il ne se portera pas candidat à la prochaine élection présidentielle du 17 avril prochain. L’annonce de la participation de Bouteflika a coupé court aux ambitions de tous les candidats. Hamrouche a expliqué de manière détournée que rien ne se pourra se faire sans l’aval de l’armée.

Il sait pertinemment que seul le DRS décide de tout en Algérie et que Bouteflika sera élu comme d’habitude. Hamrouche a nuancé ses propos en laissant entendre que «l’institution de l’armée peut jouer un rôle après qu’on ait paralysé toutes les institutions ».

Hamrouche a appelé l’armée à procéder au changement que le peuple attend depuis des lustres, mais la sérénité est loin de toute forme de violence. Nourrit d’un immense espoir de succéder à Bouteflika, surtout après la détérioration de son état de santé, Hamrouche a vu ses ambitieux et cette dernière chance de sa vie de devenir président s’évanouir.

Les analyses de Hamrouche confirme que le DRS et l’armée ont trouvé un consensus avec le clan de Bouteflika. L’ex-chef de gouvernement durant l’ère de Chadli, appelé le réformateur, n’est pas du goût des militaires qui gardent toujours une dent contre lui. Il le sait très bien. Hamrouche, lui qui connait très bien le rouage du système, indiquera d’ailleurs que « les facteurs du blocage sont là, que le mandat du président soit renouvelé ou pas. Ce blocage recèle de graves dangers, des menaces, nourrit la division et paralyse le travail de nos institutions”. Allusion faite aux vrais décideurs. Il glissera plus loin une phrase lourde de sens en déclarant que « l’élection n’a jamais abouti au changement ».

Mouloud Hamrouche, qui était aussi un ancien colonel de l’armée, a affiché son opposition au quatrième mandat de Bouteflika, mais il semble accepter ce sort. Il a adopté une politique d’opposant qui ne dérange pas depuis le début des années 1992, année de l’arrêt du processus électoral en Algérie.

R.Moussoaui

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