Présidentielles de 2019: La guerre des clans s’incruste au FLN et le fissure

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Djamel Ould-Abbès
Djamel Ould-Abbès

ALGERIE (Tamurt) – Le secrétaire général du FLN (Front de Libération Nationale), Djamel Ould Abbès, a fait usage carrément de menaces claires et nettes à l’endroit de tous cadres du parti ou élus qui tenterait de prendre des initiatives en relation avec les élections présidentielles de 2019. En faisant cette sortie loufoque et inattendue, lors d’une conférence de presse animée ce mardi, Djamel Ould Abbès montre publiquement les méthodes staliniennes avec lesquelles fonctionnent l’ex-parti unique.

Comment peut-on interdire, sous peine de menaces, à des cadres du parti d’exprimer leur point de vue concernant une élections présidentielle ? En plus,  une chose pareille, si elle devait avoir lieu, il s’agirait d’une affaire interne qui devrait se régler dans les structures du parti. Mais, il s’agit là d’une possibilité exclue car l’apparente mais fausse cohésion que dégageait jusque-là le FLN vient d’être dénudée au grand jour. Compte tenu de l’ampleur de la déchirure qui secoue le FLN d’aujourd’hui à cause de divergences inhérentes à la présidentielle, Djamel Ould Abbès a été obligé de signer cette sortie ridicule, il faut le dire, surtout quand Ould Abbès place ses deux index au-dessous de ses yeux pour brandir la menace contre « les Rebelles potentiels » et les récalcitrants.

Cela prouve, si besoin est, que Ould Abbès ne peut pas régler ce problème interne dans les règles de l’art. C’est pourquoi, il a recours à la menace. Le fait qu’il n’ y a pas consensus même pas dans la maison FLN pour les présidentielles de 2019 compliquent encore la situation en Algérie où deux secteurs névralgiques, la santé et l’éducation, sont bloqués depuis plusieurs mois suite à une grève illimitée dont le motif réel n’est pas étranger à la même présidentielle. Où va l’Algérie ? La question de Mohamed Boudiaf mérite d’être posée à chaque nouvelle occasion.

Tahar Khellaf