Présidentielles en Algérie : La guerre des clans est ouverte

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Boutef, Gaid Salah et Toufik
Boutef, Gaid Salah et Toufik

ALGERIE (Tamurt) – La guerre des clans bat son plein en cette approche d’élections présidentielles algériennes. Il n’est plus possible au pouvoir de cacher cette course vers la présidence à laquelle participent, désormais, beaucoup de parties.

Le clan des Bouteflika et leurs consorts de l’Ouest, celui de l’armée du général de corps d’armée Gaïd Salah et celui du toujours présent malgré son limogeage, l’ex patron de la sécurité militaire, Mohamed Mediene. Pour abattre le clan de Bouteflika que dirige d’une main de fer son jeune frère, Saïd Bouteflika, les deux autres clans ont  concocté une affaire dite de drogue pour désarmer le clan présidentiel en procédant au limogeage des patrons de la police et de la gendarmerie ainsi que quelques uns de leurs sbires. Il se dit, ça et là, qu’un probable mouvement des walis sera l’occasion de mettre à la retraite d’office plusieurs de ces commis de l’état proches du clan présidentiel pour les remplacer par des personnes dites neutres alors qu’en réalité elles seraient plus proches des deux autres clans.

Il semblerait, dans un autre registre, que le général des corps d’armées Gaïd Salah aurait exigé de la présidence et de la chefferie du gouvernement de respecter un équilibre régional dans la nomination de walis et ministres.  Car jusque là, la majorité des membres du gouvernement, du corps diplomatique et des walis sont de l’Ouest du pays pour ne pas dire de la même région que les Bouteflika.

Amaynut