La presse algérienne se déchaîne contre l’humoriste Mohamed Fellag

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Mohamed Fellag

ALGÉRIE (Tamurt) – Les déclarations du célèbre écrivain et humoriste kabyle, Mohamed Fellag, dans la presse Française que « l’indépendance de l’Algérie n’a servi à rien » a suffi pour la presse du régime raciste d’Alger pour sortir de nouveau ses griffes contre lui.

Comme si Fellag a déclaré un mensonge, alors qu’il n’a rien fait que de dire, ou bien redire, une vérité que tout le monde connait. Les chefs historiques et les anciens maquisards sont pourtant les premiers à déclarer, déjà, que l’Algérie n’est pas vraiment libérée. Pour la presse algérienne, c’est une grave atteinte au peuple. Les journalistes qui se sont déchaînés n’ont qu’a écrire alors à quoi a servi l’indépendance algérienne. Ces journalistes aux ordres n’ont qu’à répondre d’abord à Ferhat Abbas sur son livre « l’indépendance confisquée ».

A vrai dire, ce qui dérange le plus le régime algérien, ce ne sont pas les déclarations de Fellag sur l’indépendance  ratée en 1962.Plutôt, ce sont les déclarations de l’humoriste kabyle sur sa déception, ou bien, sa colère à chaque fois qu’on annonce la réélection de Bouteflika.  Fellag est l’un des rares artistes kabyles à déclarer, haut et fort, son rejet de la politique de Bouteflika et de ses prédécesseurs. Le régime n’a jamais réussi à le corrompre, surtout que Fellag est très suivi par les médias étrangers. Au fait, ces journalistes, qui le dénigrent gratuitement, l’ont-ils contacté au moins ou ont-ils cherché à médiatiser ses activités artistiques et littéraires.

Ravah Amokrane