Prévue dans les premiers temps à côté de l’ancienne gare – Le wali délocalise le projet de la maison de la presse de Tizi-Ouzou

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Tizi-Ouzou et Bougie sont les deux régions de l’Algérie qui ne sont pas dotées par le pouvoir d’une maison de la presse. En d’autres termes le pouvoir a pris en charges tous les journalistes du pays exceptés ceux de Kabylie.

Pas étonnant lorsque l’on connait le réel dessein du pouvoir central d’Alger. Il préfère doter la Kabylie d’établissements pénitenciaires, de casernes de militaires et de gendarmerie ainsi que d’autres corps de sécurité. Paradoxalement, la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader en Kabylie.

Dernièrement, après l’insistance des journalistes et correspondants de Tizi-Ouzou, le wali a décidé d’inscrire ce projet tant attendu, surtout ceux qui sont dépourvus de bureau et qui travaillent dans des conditions intenables dans des cybers-cafés.
La nouvelle a été soufflée par le wali aux journalistes le 3 mai dernier, à l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse. Le terrain a été trouvé et le projet devait être initialement livré l’année prochaine. Une nouvelle qui a redonné le sourire aux femmes et aux hommes de la plume. Il était alors prévu d’ériger cette maison de la presse à côté de l’ancienne gare de la ville de Tizi-Ouzou. Un endroit qui aurait été idéal étant donné sa situation géographique, non loin de centre-ville.

Etrangement, la semaine dernière, le wali a changé d’avis et a annoncé au président de l’association des journalistes que le projet est délocalisé vers Thala Alam, à la sortie ouest de la ville des genêts. Cette décision n’est autre qu’un mépris envers la corporation journalistique. Puisque l’assiette est disponible en ville, pourquoi éloigner les journalistes ? « Le wali a pensé qu’il serait plus judicieux d’éloigner les hommes de la presse de la ville. Ansi, les journalistes éviteront cette maison à cause de l’éloignement et le but de ce wali est de tout faire pour ne pas voir des journalistes réunis en un seul même endroit et les éloigner davantage du centre-ville et de la population », nous dira un ancien journaliste de Tizi-Ouzou.

Le métier de la presse est de plus en plus difficile à exercer à Tizi-Ouzou. Les journalistes font face à de terribles pressions de l’administration et sont surveillés de près par les services de renseignements.

Faroudja Aït Massal