Prix de la résistance Fadma Nsumer décerné à Ferhat Mehenni

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KABYLIE (Tamurt) – L’Algérie, à l’instar de toute l’Afrique du nord est Amazigh, ses racines remontent même jusqu’à Noe. Que de chemin parcouru par une cause! Une lutte acharnée, sans relâche, pour une quête identitaire juste et noble.

Quel idéal surpassera cette soif tenace de l?ancestralité, de nos valeurs millénaires. L?identité c’est tout! C’est l’humanité même. N’en déplaise aux idéologues de toutes espèces, les philosophes les plus renommés de Socrate à Descartes, de Karl Marx à l’existentialiste Sartre, tous ont un dénominateur commun; la recherche de soi, un questionnement sur l?identité et ses successives mutations historiques.

C?est dans ce cadre que nous considérons nos ainés, de Dihia à Fadma Nsoumer, de
Bennai Ouali à Mouloud Mammeri, de Boulifa à Djaout, de Muhend U Mhend à Slimane Azem en passant par Matoub Lounès comme des repères inamovibles de notre incessante quête identitaire. Ces hommes et femmes fières de leur être qui n?ont cherché ni du coté de l’orient ni de celui de l?occident la vision de leur passé et l’orientation de leur avenir. Ils ont seulement puisé dans la source ancestrale intarissable.

Si la Russie a ses Staline, Trotski et Lénine nous avons nos Abbane, Ben Mhidi et Belouezdad, si les russes sont fiers de leurs Dostoïevski et Pouchkine, nous le sommes encore plus de nos Feraoun et Kateb.
Maintenant si certains esprits façonnés sont plongés dans des doctrines éculées, vivant en marge de leur peuple et engagés dans des internationales (islamiste, socialiste et autres 1e, 2e..), ils croient qu?a partir de leurs bavardages de salons et leur imagination fantaisiste, ils arriveront à convaincre un peuple à mille lieux de leurs vision. Comment peut-on ignorer nos illustres aïeux, d?Ibn Tumert à Ibn Khaldoun, de saint Augustin le Maure à Mohammed Arkoun, leur esprit amazigh subjugue les penseurs les plus contemporains.

Aujourd’hui, en ce XXIème siècle, notre sang ne nous a pas trahi, il n’arrête pas de nous offrir des hommes et femmes fières de leurs identité et de leurs aïeux. Nous les honorerons et les protégerons.

C?est avec fierté que le comité restreint de citoyens de Kabylie tient à saluer gmat nnegh, le Président de l?G.P.K., Ferhat At Said (Ferhat Mehenni selon l’état civil colonial) pour son parcours dans le combat pour la cause amazigh. Militant tenace, sincère et courageux, il est resté constant dans ses visions. Il a travaillé et côtoyé tous les militants de la cause à l’image de Mouloud Mammeri, Harun Mohammed, Bouguermouh, Tahar Djaout, Idir, Matoub, Said Saadi, Hadj Moussa Akhamoukh, Bessaoud Md Arab, El Hachemi Cherif. Il n?a jamais renié la ligne directrice du combat amazigh.

Son riche parcours de militant sincère lui octroie le droit de proposer n’importe quelle vision d’avenir. Au peuple de choisir son destin. Nous lui remettons le troisième prix de la résistance Fadma Nsumer. Le premier prix a été décerné par les militants de la cause en 1947 à Bennai Ouali, le deuxième prix à été attribué à Mouloud Mammeri en 1983. A rappeler que ce prix est un médaillon en argent massif à l’effigie de Fadma Nsumer.

La Rédaction Tamurt