Le prix Mohia sera décerné le 7 décembre

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Prix MOHIA d'or

KABYLIE (Tamurt) – Le prix Mohia de la meilleure dramaturgie en langue amazighe sera décerné, cette année, le 7 décembre prochain. Il s’agit pour rappel, de la troisième édition et ce sont pas moins de trois dramaturges qui auront la chance d’être distingués et primés puisque ce sont les trois meilleurs qui seront sélectionnés.

Comme on peut le constater, la remise du prix en question coïncidera avec la date-anniversaire du décès de celui qui a écrit la célèbre chanson « Tahia Barzidan » et traduit un nombre considérable de pièces théâtrales d’auteur universels dont certains sont des « Nobel » de littérature. La remise du prix sera aussi organisée en parallèle avec la tenue, à Tizi-Ouzou, de la septième édition des journées théâtrales en tamazight, également dédiées à Mohand Ouyahia, le fils d’Ath Rbah, qui a écrit et traduit la majorité de son œuvre en France où il s’est exilé pour fuir la médiocrité ambiante qui régnait dans l’Algérie du parti unique et de la dictature militaire.  

Notons que les auteurs de pièces théâtrales désirant prendre part à cette compétition intellectuelle doivent déposer leur œuvre avant le 15 novembre prochainL’objectif de ce prix est la promotion de la pratique théâtrale et l’encouragement des jeunes à la création artistique en général et à  l’écriture dramatique ainsi qu’à la production théâtrale en particulier, précisent les organisateurs. Le concours du meilleur texte dramatique « Mohia d’or » est ouvert à tous les auteurs dramatiques en langue Tamazight au niveau national. Pour le choix des lauréats, il y a d’abord une commission de lecture préalable qui siègera pour la sélection des textes qui répondent aux conditions techniques et graphiques du texte  ainsi que la certification de la paternité de l’œuvre originale.

Le texte sera soumis après à un jury artistique et littéraire professionnel, apprend-on. « Le jury est constitué de dramaturges, metteurs en scène, scénographes et universitaires spécialisés dans la littérature la linguistique et le théâtre Amazigh », indique-t-on. Quant à la date limite de dépôt de dossier, elle a été fixée au 15 novembre 2016. Enfin, il y a lieu de préciser que les trois textes primés seront récompensés comme suit : le prix d’or avec 30 millions de centimes, le prix d’argent avec 20 millions de centimes et enfin le prix de bronze avec 10 millions de centimes. Une manière assez originale de rendre hommage à l’un de nos hommes de culture dont l’apport à la littérature kabyle est incommensurable.

Tahar Khellaf