Réforme de l’éducation et opposition islamiste, une autre raison de revendiquer l’indépendance de la Kabylie

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ALGERIE (Tamurt) – Le nouveau programme scolaire que compte mettre en place la ministre de l’éducation nationale dérange le courant arabo-islamiste. Même l’association des oulémas qui est restée silencieuse pendant un long moment commence à bouger au point où l’un de ses membres a clairement signifié qu’un bon algérien est celui qui maîtrise la langue arabe et quelques versets coraniques.
 
Ceci a fait dire à un cadre kabyle qu’éloigner l’école algérienne de l’emprise des idéologues islamistes n’est pas pour demain. Alors autant exiger l’indépendance de la Kabylie pour que chaque nation applique le programme qui lui sied. Les islamistes algériens accusent la ministre de vouloir occidentaliser le système éducatif et détruire ses fondements moraux. Comme si l’arabe et les sciences islamiques ont apporté quelque chose de nouveau à la technologie.
Les journaux arabophones multiplient les articles incendiaires contre la ministre et l’équipe pédagogique en charge de la confection de la réforme du système éducatif. Ils dénoncent l’intention d’exclure, des épreuves du baccalauréat, l’arabe, les sciences islamiques et l’histoire-géographie. Ils parlent d’un vent du français qui souffle sur le ministère de l’éducation et s’interrogent s’il existe encore quelqu’un qui « peut sauver l’école algérienne du français ». 
La ministre algérienne a, encore, du pain sur la planche pour faire aboutir sa conception des choses et son projet. Il lui faut mener une véritable guerre contre l’union des conservateurs islamistes qui défendent l’archaïsme et l’obscurantisme religieux. 
Amaynut