Pour protester contre la marginalisation de Tamazight, ça marche de partout

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Université de Sétif

ALGÉRIE (Tamurt) – Pour protester contre la décision des députés algériens de s’opposer à la promotion de la langue amazighe, plusieurs personnes sont descendues dans la rue. En Kabylie, presque dans toutes les communes de Bougie, Tizi-Ouzou et Tuβiret, il y a eu des marches et il y a d’autres qui sont prévues pour la semaine prochaine dans d’autres contrées.

Le plus étonnant pour cette fois, c’est que la protestation ne s’est pas limitée, comme il était de coutume de le constater, à la seule Kabylie, c’est-à-dire Tizi, Boumerdes, Tuβiret et Bougie. Il y a eu des manifestations à Batna et récemment à Sétif. En effet, les étudiants de l’université Ferhat Abbes de Sétif sont sortis dans la rue, munis de drapeaux amazighs et kabyles, pour scander à tue tête que leur pays était la Kabylie.

Pour la première fois, il y a une sorte de prise de conscience générale au sujet de Tamazight, promue officiellement langue nationale et officielle aux yeux des pays étrangers, mais gardée dans les tiroirs des décideurs d’Alger. Le peuple a compris que les arabo-baathistes d’Alger n’ont aucune intention de lâcher du leste. Ils veulent, coûte que coûte, rester dans le giron de l’arabisation, advienne que pourra. Il est temps que la réaction soit générale et populaire.

Amaynut