Une provocation du Pouvoir : Cheba Zehouania à Tizi Ouzou pour célébrer le 1er novembre

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Chaba Zehouania

TIZI OUZOU (Tamurt) – Le Pouvoir algérien continue de jouer avec le feu en lançant, à chaque nouvelle occasion, des provocations en direction de la Kabylie et du peuple kabyle. Non content d’avoir classé tamazight comme langue de second collège, le Pouvoir algérien multiplie les provocations contre la Kabylie. Avec, bien entendu et malheureusement, la complicité des kabyles de service.

La dernière trouvaille du Pouvoir algérien après l’épisode de la domestication très réussie du chanteur Idir, c’est d’envoyer Cheba Zehouania dans la ville de Tizi-Ouzou, le premier novembre prochain afin d’enflammer la scène et les esprit. En effet, le Pouvoir algérien n’a pas trouvé mieux que Cheba Zehouania pour célébrer le soixante-troisième anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale. Oui, Cheba Zehouania et en plein centre ville de Tizi-Ouzou. Et en 2017. Comme quoi, trente-sept ans après le printemps berbère, nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge. Pourquoi spécialement Cheba Zehouania et pourquoi spécialement Tizi-Ouzou ? La question ne mérite réellement pas d’être posée car la réponse coule de source. Tout en faisant mine de conférer un semblant de reconnaissance à la langue et culture amazighe sur les papiers et dans les discours, sur le terrain, le Pouvoir algérien procède tout à fait au contraire.

Le Pouvoir choisit une date historique et envoie une chanteuse de cabaret (et laquelle !) à Tizi-Ouzou pour la commémorer. C’est une provocation et rien d’autre. Car si l’objectif était vraiment de célébrer l’anniversaire du 1er novembre, il y a mille et un chanteurs kabyles à textes et  respectables, très respectables, pour animer une telle soirée. Il y a anguille sous roche. Mais quand le chanteur Idir déclare fièrement  à la Une du journal « Ennahar » de samedi 28 octobre dernier, qu’il aime beaucoup les chansons de Cheb Hasni, il ne reste plus que les chansons de Matoub Lounes pour se consoler. En attendant une autre indépendance, vraie celle-là.

Tahar Khellaf pour Tamurt

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