Quatre victoires d’affilée : Hannachi est parti, la JSK est revenue

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JSK
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KABYLIE (Tamurt) – Après sa victoire face à l’équipe de Sétif, l’ESS, au stade du 1 er novembre de Tizi Ouzou avec 1 but à 0, samedi dernier, la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK) a enchaîné quatre victoire d’affilée. Après sa qualification en demie finale de la coupe d’Algérie, la JSK a aussi réalisé des exploits lors des matchs s’inscrivant dans le cadre du championnat de Ligue professionnelle. Le club kabyle a même réalisé deux matchs spectaculaires face au MCA et à l’ESS, où il a fait preuve d’un jeu de très haut niveau surtout par rapport aux piètres prestations qui caractérisaient le club à l’époque du tristement célèbre Mohand-Cherif Hannachi.

Ce dernier a été éjecté de la présidence de la JSK après l’avoir pulvérisée et menée tout droit vers un précipice en août dernier. Après s’en être débarrassé, il faut reconnaître qu’au début, la JSK a eu du mal, voire beaucoup de mal, à se relever. Ce qui a donné l’occasion aux relais de Hannachi et à lui-même de tenter de convaincre les esprits candides que ce n’était pas lui le vrai problème de la JSK. Un discours qui a commencé à être relayé même par certains médias déboussolés, eux-même par le sort qu’était en train de subir un club aimé par les enfants de la Kabylie pour la symbolique qu’il recèle malgré tout.   Mais ne voilà-t-il pas qu’à peine sept mois après le départ du destructeur de la JSK, Mohand-Cherif Hannchi, cette dernière est en train de renaître de ses cendres et de rebondir de plus belle.

Le mal de la JSK était finalement ce même Hannachi qui a pris en otage la JSK pendant vingt-cinq ans. Il est clair que Hannachi n’agissait pas en solo. Il a été bien choisi et installé à ce poste sensible avec un objectif bien précis : empêcher  que le JSK demeure le porte parole des centaines de milliers de sans voix. Il va sans dire qu’on ne peut pas crier victoire dès maintenant. Mais il faut reconnaître que histoire est ainsi faite : de petites victoires, suivie de longues traversées de désert, avant que la grande victoire ne finisse par pointer inéluctablement à l’horizon. Le peuple kabyle saura se libérer quelque soit le temps que ce long combat prendra.

Tarik Haddouche