Que s’est-il donc passé au tribunal d’Akbou ?

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Akbou
Que s’est-il donc passé au tribunal d’Akbou ?

AKBOU (Tamurt) – Il a été rapporté que le tribunal d’Akbou (Bougie) a été violé, hier, dans ses prérogatives républicaines par des individus se croyant au-dessus des lois dès lors qu’ils ont mené campagne électorale en faveur du président algérien en exercice, Abdelaziz Bouteflika.

Selon la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH), un journaliste de la radio Soummam du quotidien national d’informations le Carrefour d’Algérie, Hocine Smaâli et un citoyen d’Akbou répondant aux initiales A.S étaient présentés hier devant le juge du tribunal d’Akbou.

La justice devait trancher sur leur différend. Il se trouve cependant que des individus, portraits du président de la république à la main, ont fait soudainement irruption dans la salle du tribunal pour manifester leur soutien au profit du justiciable A.S, et ce en poussant à grands cris des slogans faisant honneur et grandeur du « chef de l’Etat algérien ».

Une telle manifestation n’est ni plus ni moins qu’une tentative d’intimidation du juge. Et toujours à la lumière des informations qui nous sont parvenues sur cette affaire inédite, le malheureux magistrat a été interrompu dans sa mission pendant dix minutes environ, laps de temps où il a tenté de calmer les manifestants.

Ce cas inédit relève d’un gravissime sans précédent. Que reste-il quand la justice est violée dans son droit le plus élémentaire à savoir rendre justice ? Il ne s’agit pas pour nous de défendre ce confrère, en différent avec un citoyen, même si celui-ci se trouve être à l’origine de ce procès puisque c’est lui qui a été ciblé par la plainte de son adversaire. Le fait nous concernant est cette violation de la justice sans pour autant que les violeurs ne soient poursuivis. Où est donc le droit de la justice ? Où sont les droits et pouvoirs du magistrat ? Laisser dans l’impunité l’acte de ces violeurs serait à interpréter comme « un acte assassin » du concept même de la citoyenneté.