Radio Tizi-Ouzou, avec les autorités et contre la population kabyle !

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Radio Coloniale Tizi-Ouzou
Radio Coloniale Tizi-Ouzou

TIZI-OUZOU (Tamurt) – Une radio, publique de surcroît doit impérativement avoir un minimum d’objectivité dans le traitement de l’information. Par exemple, quand les commerçants de la wilaya de Tizi-Ouzou observent une grève, la moindre des choses consiste à parler des grévistes et non pas de ceux qui ont boycotté le débrayage.

En plus, le minimum de bon sens aurait été de tendre le micro à ceux qui ont appelé à la grève puis donner la parole en second plan, à la partie adverse, c’est-à-dire au directeur du commerce de la wilaya afin de donner son avis et ses propres chiffres. Il en est de même par exemple concernant la grève des enseignants initiée par le syndicat Cnapeste.

Radio Tizi-Ouzou, là aussi et depuis le 20 novembre dernier, ouvre à longueur de journée son antenne au directeur de l’éducation de la wilaya de Tizi-Ouzou pour se livrer à des leçons de morale. Alors que l’on n’a jamais entendu aucun responsable du Syndicat Cnapeste s’exprimer au moment où il s’agit bien sûr des premiers concernés par cette grève. Des exemples de ce genre sont légions quand il s’agit des rendez-vous de l’information sur les ondes de radio-Tizi-Ouzou. On comprendra bien sûr que les journalistes de ladite radio ne sont aucunement les responsables de ce parti pris flagrant avec les autorités et contre la population de la Kabylie et ses préoccupations.

Les décisions de ce genre sont prises ailleurs et sont imposés à des jeunes journalistes qui se retrouvent ainsi coincés entre le marteau et l’enclume. Cette façon de traiter l’information frise le ridicule. Un exemple pour conclure. Voilà ce qui a été entendu au journal parlé de radio-Tizi-Ouzou suite à la grève des commerçants de mercredi dernier : « Plus de 50 % de commerçants n’ont pas suivi la grève des commerçants à laquelle a appelé l’association des commerçants et artisans algériens ». Or, tous les citoyens de Tizi-Ouzou, dans les soixante-sept communes, ont constaté de visu que la grève a été massivement suivi avec un taux de 100 % dans la majorité des localités.

Tarik Haddouche