Le RAJ appelle au soutien du Docteur Fekhar

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Dr Fekhar et ses codétenus

COMMUNIQUE (Tamurt) – Le rassemblement Action Jeunesse (RAJ), présidé par un enfant de la région de Bougie, appelle à la signature d’une pétition pour sauver le militant Mzab Kameleddine Fekhar.  Une cinquantaine de signatures de militants des droits de l’Homme, de journalistes et de syndicalistes ont été, déjà, collectées.

Il est rappelé dans le communiqué que la mort tragique de Mohammed Tamalt en prison, à la suite d’une grève de la faim qui a causé une dégradation fatale de son état de santé, a démontré à quel point le pouvoir, autoritaire et répressif, méprise la vie humaine. Pour que ce genre de drame ne se reproduise plus, nous, signataires de cet appel, demandons d’une manière fraternelle à notre compatriote Kamel Eddine Fekhar de cesser immédiatement sa grève de la faim. Cette cessation de la grève de la faim n’est nullement un renoncement ou une résignation face à son injuste incarcération et à celle de ses camarades, qui durent depuis plus de 18 mois, sans jugement. Bien au contraire, elle participe du souci de la continuité du combat pour la dignité, sachant qu’il y a d’autres formes de lutte qui ne mettent pas en péril sa vie et celles de ses camarades. Par la même occasion, nous interpellons le pouvoir en place afin de mettre un terme à son incarcération arbitraire ainsi qu’à celle de ses camarades, en leur assurant, dans les meilleurs délais, un procès juste et équitable.

Militantes et militants des droits humains et de la liberté, nous refusons d’accepter que, dans l’Algérie d’aujourd’hui, il y ait des hommes et des femmes qui soient obligés de renoncer à leur vie pour défendre leur idéal. C’est tout simplement inadmissible ! Pour cette raison, nous exigeons l’arrêt de toutes les atteintes aux droits humains, aux libertés individuelles et collectives, ainsi que l’instrumentalisation de la justice pour réprimer et faire taire toutes les voix discordantes.

Pour rendre cette exigence possible, nous appelons les militantes et les militants des droits humains, les acteurs associatifs et politiques à se mobiliser pour mettre fin aux harcèlements et intimidations judiciaires à l’encontre des militants et des citoyens et pour bâtir un Etat de droit et de justice sociale, qui garantira les libertés et le respect des droits humains.

Amaynuth