Ras-le-bol des actions de rue à Bougie

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BOUGIE (Tamurt) – C’est à ne rien comprendre en ces temps ci en Kabylie. On dirait qu’il y a des manipulateurs derrière ces multiples actions corsées qui nuisent au développement de la région. Le syndicat de l’éducation Cnapeste, après avoir exigé le départ de deux chefs de service de la direction de l’éducation de Bougie  vu sa revendication satisfaite et pourtant il continue à appeler au maintien de la grève illimitée enclenchée depuis deux semaines. Ceci perturbe considérablement la scolarité des élèves. 

Il en est de même pour ce qui est des fermetures de routes lesquelles pénalisent p^plutôt les usagers mais pas du tout les autorités. La route nationale n° 9, reliant Bougie à Sétif, a été bloquée une dizaine de fois de puis le début de cette  nouvelle année et parfois pour un même motif. Les autres axes routiers n’ont pas échappé à cette vindicte populaire qui ne dit pas son nom. Parfois, on invoque une liste d’attribution de logements contestable et parfois ce sont les mauvaises conditions de vie qui sont mises en avant et souvent ce sont les simples citoyens qui paient la facture en se retrouvant coincés dans des files de voitures ou forcés d’arriver en retard au travail ou un rendez-vous important. Il ne se passe pas un jour sans qu’on signale un blocage de route, une fermeture de siège d’institution étatique ou une grève quelconque.

Aujourd’hui, dimanche, un phénomène similaire a été enregistré dans la commune de Smaoun. Des citoyens, qui protestent contre la négligence de leurs élus qui ont délaissé le réseau routier à l’état de délabrement total, ont cadenassé le siège de la mairie. A quelques encablures, ce sont les habitants du village d’Ibourassen, relevant de la commune d’Oued Ghir, qui ont bloqué pour quelques heures, la route nationale n° 12, reliant Bougie à Alger, ceci après avoir fermé à l’aide la soudure le portail de leur mairie. Rien ne va plus en Kabylie. Le pouvoir d’Alger semble se plaire dans cette situation de guerre kabylo-kabyle. Les protestataires nuisent à leurs semblables mais jamais aux autorités.

Amaynut