Rassemblement des travailleurs d’Algérie Poste à Tizi Ouzou – Les grévistes veulent se libérer de l’UGTA

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Le mouvement de protestation se poursuit chez les employés et les travailleurs d’Algérie poste qui ne lâchent pas prise. En grève depuis une semaine déjà, ils durcissent le ton.
Si à Alger, ils ont été empêchés par la police d’organiser une marche hier, les grévistes de Tizi-Ouzou ont tenu un rassemblement devant le siège de la direction régionale pour exprimer leur colère face au mépris qu’affiche leur direction à leur égard.
La revendication principale au niveau national est liée au départ du directeur général, Mohamed-Laid Mahloul, mais à Tizi-Ouzou d’autres revendications sont exprimées par les travailleurs. Ils les considèrent également importantes. Les protestataires, par ailleurs, relèvent le silence de l’Union Générale de Travailleurs Algérien (UGTA), central à laquelle est affiliée leur syndicat.

« L’UGTA, syndicat qui défend…le pouvoir », accusent les grévistes. Devant la tergiversation des responsables de l’UGTA, la décision de la création d’un syndicat digne de ce nom fait du chemin chez les travailleurs grévistes de Tizi-Ouzou qui la mûrissent déjà en vue de mettre sur pied une autre structure autonome à même de porter haut leurs aspirations.
Les responsables de l’UGTA obéissent aux ordres de l’administration et n’ont jamais pris en considération les problèmes des travailleurs d’Algérie Poste.
Ces derniers relèvent que le recrutement qui se fait d’une manière ambiguë, le manque de sécurité, l’exploitation de certains employés recrutés, etc sont autant de problèmes soulevés, mais que les responsables du secteur de continuent à ignorer.
Un grévistes relève qu’à « Tizi-Ouzou , 30 employés sont censés travailler quatre heures par jours, mais ils triment durant toute la journée. À la fin du mois ils sont payés seulement pour les quatre heures. C’est une forme d’esclavage qui ne dit pas son nom ».

Par contre, certains initiateurs de la grève sont victimes d’intimidations. Ils disent qu’ils sont déterminés à continuer leur combat et « ne reculer devant aucune menace ». « Les employés du pré-emploi ont été menacés de voir leurs contrats résiliés dans le cas où ils suivraient le mouvement de grève. Mais ils ne sont pas près d’abdiquer», nous dira un gréviste rencontré ce matin à Tizi-Ouzou.

Izem Irath