Rebrab candidat à la présidentielle de 2019?

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ALGÉRIE (Tamurt) – L’information n’est certes encore qu’au stade de la spéculation mais de nombreux indices plaident en sa faveur. En tout cas, en Algérie, il est de plus en plus question de la forte probabilité que l’homme d’affaires, Issad Rebrab, se présente à l’élection présidentielle de 2019.

Même certains médias se sont empressés à se saisir de cette information dont le premier écho a commencé par la déclaration faite par Rebrab lui-même à la chaîne de télévision berbère TV, lors de l’enterrement d’Arezki Idjerouidene, le regretté patron d’Aigle Azur. Même si l’occasion ne sied guère, Issad Rebrab a accepté volontiers de faillir à sa règle d’or de ne sortir de son silence en dehors des occasions officielles que très rarement.

Il s’est ainsi prêté au jeu des questions réponses pendant une dizaine de minutes devant le journaliste de BRTV et, cette fois-ci, Rebrab, d’habitude extrêmement modéré et peu prolixe, s’est montré virulent à l’égard du clan présidentiel. Ce dernier est accusé par Rebrab, qui pèse bien ses mots, de lui barrer la route car il ne fait pas partie de son clan. Ce qui laisse supposer que Rebrab appartiendrait à un tout autre clan.

Aussi,  Rebrab a ajouté que le clan de Bouteflika a peur qu’une personnalité qui aurait des ambitions importantes émergerait. Ce qui explique aussi le fait qu’une banale transaction commerciale du journal El Khabar devienne une grande affaire. Parmi les indices qui plaident aussi en faveur de la candidature de Rebrab pour 2019, c’est la sortie de Amar Saadani, secrétaire général du FLN, qui a déclaré samedi, en réponse aux déclarations d’Issad Rebrab, que « tous les algériens savent ce qui se passe, ils savent qui fait quoi et qui veut se présenter aux élections présidentielles… ».

Un journal algérien a même consacré sa une, la semaine écoulée, à la candidature probable de Rebrab. Une chose est en revanche sûre, la guerre de succession a bel et bien commencé en Algérie. La guerre froide qui déchire Ouyahia et Saadani montre qu’un consensus est loin d’être trouvé et il serait plausible que Rebrab appartienne à tout autre clan.  Rappelons que ce n’est pas la première fois que les observateurs prêtent à Rebrab, l’homme le plus riche d’Algérie,  des ambitions présidentielles. Mais c’est la première fois que Rebrab lui-même l’insinue en des termes à peine voilés selon certains analystes qui savent lire entre les lignes.

Tahar Khellaf

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